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Sur le terrain

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Publié Mars 2026

L’activité du domaine Grange de Bouys bat son plein

Cher CrowdFarmer,

Nous espérons que vous avez pu commencer à déguster les bouteilles reçues en décembre dernier. Merci encore pour vos adoptions ! Nous sommes ravis de pouvoir vous partager notre passion au travers de ces vins.

Heureusement, la catastrophe climatique liée à la vague de gel sur toute la France, et en particulier dans le Sud, nous a peu affecté, principalement car nos vignes sont sur des coteaux où le froid stagne moins. Seulement les raisins blancs sont gelés à environ 30%. Ouf ! Il faut savoir relativiser, n’est-ce pas ?

Au Domaine Grange de Bouys, malgré un contexte particulier, nous parvenons à maintenir notre activité, avec une partie de nos enfants.

• Notre fille Margot, après des études de chiropracteur aux États Unis, s’est installée sur le domaine deux jours par semaine et à Toulouse pour les trois jours restants. Un nouveau concept est né : Chiro et dégustation !

• Le Médiéval 2019, composé de cinq cépages anciens, a remporté un beau succès en 2020 : un vin surprenant pour un Languedoc, avec un subtil équilibre d’arômes floraux relevés par de fines notes poivrées. Et un taux d’alcool à 12° ! Nous l’avons reproduit et affiné avec le millésime 2020.

• Après le très bon millésime 2019, 2020 a été une bonne année avec 18 000 bouteilles produites, sauf pour les raisins blancs, ce qui ne nous a empêché de faire du rosé.

• De plus, nous préparons activement l’arrivée de trois vaches Highland écossaises au mois de mai : Mara, Colette et Cléa (cf. photos ci-dessous).


Nous aimerions vous donner un peu plus de détails sur ce qu’il se passe actuellement au Domaine :

Dans les vignes

• Fin mars, nous avons enfin terminé des travaux de taille sur le vignoble. Nous avons attaqué l’ébourgeonnage et les préparations biodynamiques.
• Engrais vert dans les vignes avec féverolle et vesce : nous continuons à utiliser les plantes pour aérer le sol et apporter de l’azote ainsi que de la matière organique.


Biodiversité

• Agroforesterie : Près des haies naturelles, nous plantons des arbres pour permettre aux oiseaux et aux insectes d’être au plus près des vignes afin de se nourrir des ravageurs tout en étant protégé des prédateurs, comme les aigles et les busards, présents sur le Domaine.
• Murs de pierres sèches : Florence et des amis en quête de retour à la terre ont comblé plusieurs brèches de notre grande muraille de pierres sèches.
• Au potager : Florence a préparé les bases d’un nouveau jardin de simples en y apportant les bases de la future matière organique : ce sera opérationnel l’an prochain. À cela s’ajoute la réfection d’une serre pour faire les semis. Enfin le potager nous apporte les légumes de saison les plus adaptés à notre climat avec paillage et arrosage limité.


Le Domaine

• Nous avons accueilli un nouveau chien Marcel (cj. photo ci-dessous), après que Joy nous ai quitté pour rejoindre les étoiles. Il est déjà complètement acclimaté avec Polka, notre autre chien.
• Oliveraie et huile d’olive : année quasiment blanche en 2020 à cause d’une floraison subissant alternativement pluie et froid. Nous allons persévérer pour lancer notre production d’huile d’olive à l’automne prochain.



Stéphane et Florence
Vignerons Bio – Domaine Grange de Bouys

Note : Vous pouvez renouveler votre adoption en accédant à votre espace privé pour recevoir nos produits la saison prochaine.

Written by Farmers of CrowdFarming

Farmers of CrowdFarming

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Sur le terrain

3 min

L' »Allemand fou » 40 ans plus tard

Si vous accompagnez Friedrich dans sa propriété près de Gibraleón, vous n’entendrez qu’une chose : un concert tonitruant de chants d’oiseaux. Mais derrière cette idylle se cache une décision radicalement non conventionnelle prise il y a longtemps. Aujourd’hui certifié Demeter depuis 1994, il prouve que sa « folie » est la seule réponse logique à la crise de nos sols. Il y a quarante ans, Friedrich est tombé amoureux du domaine « Finca Jelanisol-Montebello » lors d’une visite en Espagne. À l’époque, il travaillait pour un intermédiaire pour des fruits et légumes produits de manière conventionnelle. Deux choses se sont produites qui l’ont fait réfléchir : Un ami lui a offert un livre sur la permaculture de Bill Mollison, qui l’a inspirée. Il visitait un champ en Italie et cherchait désespérément des vers de terre dans le sol. Lorsque l’agriculteur lui confirme qu’il n’y a pas de vers de terre « parce qu’il n’y en a pas besoin », Friedrich commence à réfléchir. Une vision globale : tout est connectéPour Friedrich, l’agriculture n’est pas un processus isolé, mais fait partie d’un tout. Il a une vision très holistique et philosophique du monde, dans laquelle tout – du microbiome du sol au consommateur – est lié. Pour lui, sa ferme n’est pas seulement un lieu de production, mais un organisme vivant dans lequel les hommes et la nature coexistent en harmonie. Il pense qu’une société pacifique ne peut émerger que si nous produisons en harmonie avec la nature. Si nous le faisons correctement, il y a assez pour tout le monde ; il suffit de ne pas détruire les bases. L’un des principaux moteurs de l’œuvre de Friedrich est une profonde inquiétude quant à l’état de notre alimentation moderne. Il explique que de nombreux aliments que nous consommons aujourd’hui sont « vides ». Il fait référence aux produits de l’agriculture conventionnelle qui, en raison des pesticides et d’un stockage prolongé, n’ont plus aucune valeur nutritionnelle significative. Il suit le principe « sol sain = personne saine ». Seule une terre vivante et régénérée peut produire des fruits qui nourrissent réellement le corps. L’une des premières choses que Friedrich a faites a été de créer un grand étang, non pas pour l’irrigation de la ferme, mais uniquement et exclusivement pour les oiseaux, les grenouilles, les canards et les poissons. Lorsqu’il pleut beaucoup, l’eau s’y écoule. Ils produisent eux-mêmes l’engrais organique à l’aide de micro-organismes et alimentent les arbres en minéraux en continu grâce à l’irrigation au goutte-à-goutte.

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La science derrière le sucre

Nous avons rendu visite à Antonio du domaine « Sicilian Passion » en Sicile. Dans une région traditionnellement connue pour ses agrumes, Antonio a décidé il y a quelques années de suivre une autre voie : il cultive des fruits de la passion (et même des papayes !). La détermination précise du moment de la récolte est un élément crucial de notre collaboration. Nos équipes effectuent des mesures de sucre directement sur le terrain. Un réfractomètre permet de déterminer la valeur Brix et de s’assurer que les fruits ont atteint la maturité physiologique et le profil aromatique requis. La récolte ne commence qu’une fois ces seuils atteints. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir notre collègue Angelo prendre ces mesures. C’est très amusant, car vous vous projetez littéralement dans l’avenir. Caractéristiques de maturation et étymologieUne qualité importante du fruit de la passion est la texture de sa peau. Contrairement à de nombreux fruits, la règle est la suivante : plus les rides du fruit sont prononcées, plus sa teneur en sucre est élevée. En raison d’une légère évaporation au cours du processus de maturation, le sucre du fruit se concentre à l’intérieur, tandis que l’acidité diminue subtilement. Il y a deux récoltes par an, l’une pendant les mois d’hiver et l’autre pendant les mois d’été. C’est surtout en été que les fruits sont plus « ridés », car le liquide s’évapore plus rapidement sous l’effet de la chaleur. Saviez-vous que le nom « fruit de la passion » est dérivé de l’iconographie chrétienne ? Au XVIe siècle, les missionnaires espagnols ont interprété la structure complexe de la fleur comme un symbole de la Passion du Christ. Les filaments de la fleur étaient associés à la couronne d’épines, les trois stigmates aux clous de la croix et les cinq étamines aux plaies. Dans la galerie, vous trouverez une photo où cela est très clairement visible.

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2 min

Rouge sang et extrêmement délicieux

Pourquoi les oranges sanguines ne sont pas forcément toutes rouge sangNous avons visité la Sicile et rencontré Danilo d’AranceBio dans un champ où la récolte d’oranges sanguines était à son apogée. Vous pouvez non seulement voir les oranges mûres suspendues aux arbres, mais aussi les sentir. Le ciel est bleu, les arbres et la prairie sont verts, et les oranges pendent comme de petites lanternes dans les arbres. Le temps est ensoleillé mais très frais – même en Sicile, c’est l’hiver. C’est exactement le bon moment pour que les oranges mûrissent. Il faut un mélange de journées chaudes et de nuits fraîches pour que se développe l’anthocyanine, le pigment qui donne à la pulpe sa couleur rouge. Si les nuits sont trop chaudes, le pigment ne peut pas se former et votre orange sanguine risque d’être plus orange que rouge, mais tout aussi savoureuse. Danilo cultive deux variétés différentes : la Moro, qui est un peu plus acide et dont la chair est d’un rouge profond (s’il fait assez froid !) et la Tarocco, qui est un peu plus sucrée et très douce. C’est un peu comme un enfant qui ouvre un œuf Kinder. De l’extérieur, vous ne pouvez pas savoir si le fruit sera rouge ou simplement orange. Compte tenu de l’augmentation des périodes de sécheresse, Danilo s’appuie sur une couverture végétale permanente. Ce tapis naturel protège le sol et sert de réservoir d’eau, stockant l’eau précieuse pendant les périodes de sécheresse – préservant ainsi la résilience de la nature. Nous avons évidemment dû demander ce que nous devions manger en Sicile, et Danilo nous a recommandé deux plats : les traditionnelles Pasta con le Sarde (quoi d’autre ?!) et ces boulettes de riz frites appelées Arancini.

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