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Réflexions sur la première moitié de 2026
Écrit par Gonzalo Úrculo, agriculteur, PDG et cofondateur de CrowdFarming. Note : J’ai écrit ce texte comme un document interne pour donner une direction commune aux personnes qui travaillent au quotidien chez La Ruche qui dit Oui !. Depuis quelques années, je le partage également avec notre communauté d’agriculteurs, de clients et de fournisseurs. À la fin de l’article, vous trouverez un glossaire qui explique la signification des termes techniques ou du jargon interne que j’accompagne d’un astérisque (*) tout au long du texte.La durabilité est-elle passée de mode ?Cela fait un moment que je ne lis plus de déclarations d’entreprises sur la durabilité, que ce soit sur LinkedIn ou dans la presse. C’est comme si les responsables de la durabilité s’étaient maintenant transformés en gourous de l’IA. Il semblerait bien que la durabilité de façade ait perdu de sa force dans le monde des entreprises. Et c’est, à mon avis, positif car cela permet de réduire le bruit et de laisser les actions parler d’elles-mêmes. La durabilité est un avantage concurrentiel quand elle fait partie de la culture d’une entreprise. Une durabilité bien appliquée produit des effets positifs et durables sur les indicateurs commerciaux. Au cours de ce premier semestre, nous avons réussi à atteindre ces indicateurs commerciaux, non pas par un effort ponctuel, mais par une impulsion constante dans la même direction : 2 969 agriculteurs vendant leurs récoltes à un prix juste. 47 sols de nouvelles fermes analysés pour mesurer l’impact des pratiques régénératrives, pour concevoir avec les agriculteurs un programme agronomique visant à en augmenter la fertilité naturelle à long terme. Avec ces 47, ce sont désormais 100 fermes qui font partie de notre programme d’agriculture bio-régénérative. 1 794 784,43 € de ventes de fruits et légumes en conversion biologique. Recevoir un prix juste, prévisible et stable est particulièrement crucial lorsqu’un agriculteur est dans la phase délicate de conversion au bio, car ses arbres subissent souvent une baisse de productivité. 25 % d’augmentation des ventes d’All Is Good* (notre marque de produits transformés) par rapport à l’année dernière. Et de plus, nous commençons à récolter les fruits de nos efforts économiques. Pour la première fois en 5 ans, nous avons terminé le premier semestre de l’année avec un EBITDA* positif, et en croissance à deux chiffres. Parier sur la production et la vente directe de produits biologiques est rentable. Pour atteindre cet EBITDA* positif, nous avons tous dû faire des sacrifices et faire des choix clairs dans nos postes de dépenses.Par exemple, nous avons renoncé au label B Corp*. Ce fut une décision difficile car ce label a des aspects positifs. Le renouvellement du label coûtait 16 000 € cette année. Avec le recul, même s’il est utile qu’un organisme externe audite la durabilité de nos opérations, nous avons constaté que nous n’en tirions pas pleinement parti. Cet argent, une ressource rare pour notre start-up, sera mieux investi dans la formation des agriculteurs et l’augmentation des salaires de certains postes de notre équipe. Nous n’excluons pas de nous recertifier dans quelques années. Les succès du premier semestreLes succès doivent être célébrés. Surtout ceux que nous poursuivons, mais aussi ceux que nous obtenons presque sans le vouloirJ’ai remarqué que lorsqu’on s’entoure des bonnes personnes et qu’on partage une mission pure, motivante et ambitieuse, de bonnes choses arrivent en chemin, parfois même sans qu’on les ait cherchées.Nous n’avons pas pour objectif d’atteindre un certain pourcentage de jeunes agriculteurs vendant sur La Ruche qui dit Oui !, mais nous avons été très heureux de constater que, naturellement, nous avons réussi à ce que cet indicateur soit bien au-dessus de la moyenne.Jeunes agriculteurs : 42 % chez La Ruche qui dit Oui ! contre 12 % en moyenne dans l’agro-industrie.

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Statuts de 1% for the Soil
Les règles régissant 1% for the Soil

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L’été, saison de flammes
Canicules à répétition, forêts en cendres, récoltes décimées. L’Europe de 2026 traverse un été qui rend le déni climatique de plus en plus intenable. Il y a quelque chose de particulier dans cet été 2026. Difficile d’être climatosceptique quand la campagne autour de chez soi part en fumée. Difficile de hausser les épaules quand un proche âgé finit aux urgences pour un coup de chaleur.

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Le lobby derrière ton déjeuner
Voici une question qui mérite qu’on s’y attarde : quand un agriculteur choisit un pesticide, quel savoir éclaire cette décision ? Sa propre expérience, peut-être. Les conseils de son agronome. Un rapport qu’il a lu, ou vers lequel on l’a orienté. Une formation à l’université. Et à chacune de ces intersections — l’agronome, l’article, l’université — il y a de fortes chances que la réponse soit : Ba

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Recette de gazpacho andalou
Avant le mixeur et le réfrigérateur, et même avant la tomate, le gazpacho, c’était du pain, de l’huile, du vinaigre et de l’eau pilés au mortier : le déjeuner des journaliers qui travaillaient sous le soleil du sud de la péninsule. Pendant des siècles, ce fut un plat de subsistance, sans tomate ni poivron, car ces ingrédients n’avaient pas encore traversé l’Atlantique. La tomate et le poivron sont

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Votre guide du compostage
Les déchets sont une invention humaine. Tous les autres organismes sur Terre fonctionnent selon des cycles. Rien n’est rejeté, tout est réabsorbé. Nous nous sommes écartés de ce mode de fonctionnement à un moment donné, et nos sols en paient le prix. Le compostage est le moyen de revenir à ce système. Il transforme les déchets organiques : épluchures de légumes, marc de café, carton, tontes de gaz

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Pourquoi l’Europe ne protège-t-elle pas ses producteurs ?
Une critique se fait de plus en plus entendre dans le monde agricole européen : à quoi cela sert-il d’imposer à nos agriculteurs de respecter des exigences sociales et environnementales de plus en plus strictes s’ils doivent ensuite rivaliser dans les rayons avec des produits importés de pays hors d’Europe, cultivés dans des conditions très différentes ? La réponse officielle à ce déséquilibre inv

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Abricots au sirop : la conserve anti-gaspillage
Vous connaissez ce sentiment. Vous avez un bol de pêches ou d’abricots sur le comptoir, vous en mangez un par jour, vous faites de votre mieux, et pourtant, ils mûrissent plus vite que vous pouvez les consomer. Cette recette est destinée à ce moment-là. La conservation des fruits à noyau dans le sirop est l’une des techniques de conservation les plus simples qui soient, et elle transfo

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