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Publié Mars 2026

Manifestations d’agriculteurs : une demande d’action urgente

Après notre récent article sur les manifestations d’agriculteurs en Allemagne, une vague de manifestations a traversé l’Europe, la France étant désormais au centre de l’attention des médias. Cette vague souligne la profondeur de la frustration ressentie au sein de la communauté agricole et met en évidence le besoin de plus en plus urgent d’agir en ce qui concerne la nouvelle proposition de subvention du gouvernement.



Le gouvernement français a du mal à faire face à l’ampleur et à l’intensité des manifestations d’agriculteurs. Celles-ci ont été marquées par des blocages à l’aide de balles de foin et de tracteurs, des protestations telles que l’épandage de fumier sur les bâtiments publics et les supermarchés, l’interdiction faite aux camions venant d’autres pays d’entrer en France par les autoroutes internationales, ainsi que par des incidents plus violents. Toutefois, ces événements dépassent les frontières nationales et des exemples du mécontentement des agriculteurs sont visibles dans toute l’Europe.


Nous savons que les agriculteurs sont mécontents depuis un certain temps, mais pourquoi manifestent-ils maintenant?


Le secteur agricole conteste la stratégie consistant à rendre l’agriculture européenne plus écologique en supprimant simplement les subventions et les allègements fiscaux. La France, premier producteur agricole de l’Union européenne, est également le principal bénéficiaire de la politique agricole commune (PAC), avec une aide de 9 milliards d’euros par an. Le système de subventions actuel crée une dépendance à long terme de l’aide financière, ce qui empêche les agriculteurs de vivre sans elle. 


Pour rappel, 21 % des gaz à effet de serre proviennent du secteur agricole en France, selon les chiffres du ministère de l’agriculture. Les pratiques agricoles conventionnelles sont incontestablement néfastes pour l’environnement et il est essentiel de s’en détourner. Cependant, on ne peut pas demander aux agriculteurs de produire plus, à un coût plus bas et d’utiliser moins de produits chimiques tout en cédant des terres pour promouvoir la biodiversité. Nous ne pouvons pas leur demander de réduire les émissions et d’améliorer la résistance à long terme de leurs cultures tout en luttant contre les conséquences d’événements climatiques extrêmes, sans leur donner les moyens ou le soutien nécessaires pour y parvenir. L’incohérence des demandes faites à l’industrie a été légitimement dénoncée. 


Au centre de ces protestations se trouve la nécessité de réévaluer les systèmes de subventions accordées aux agriculteurs, alors que les gouvernements tentent de s’orienter vers des pratiques plus écologiques qui réduisent l’impact négatif de l’agriculture sur l’environnement. En outre, les cultures étant confrontées à des rendements réduits en raison de facteurs tels que la détérioration des sols, la pénurie d’eau et des conditions météorologiques de plus en plus difficiles, il est essentiel de donner la priorité à une transition vers des pratiques agricoles plus régénératrices et donc plus résilientes. Pour ce faire, une approche locale et spécifique au contexte est nécessaire. Les subventions ne peuvent plus être utilisées comme un soutien régulier aux agriculteurs sans finalité ou objectif précis, mais doivent être ciblées sur un objectif qui, une fois atteint, les rendra superflues : faire en sorte que les exploitations agricoles soient suffisamment résilientes pour faire face au changement climatique et participer activement à la lutte contre ses effets, tout en conservant une activité financièrement stable. Les producteurs du secteur agricole sont les premiers à subir les conséquences du changement climatique, car elles ont un impact direct sur leur travail et leur santé. Ils servent donc de lanceurs d’alerte, nous avertissant de ce à quoi il faut s’attendre plus tard. 




Se responsabiliser tous ensemble


Une autre question essentielle au cœur de ces manifestations est un appel à la justice contre les grands supermarchés accusés de pratiques et de prix déloyaux. Au fur et à mesure que ces événements se déroulent, il devient de plus en plus évident qu’un changement fondamental du paysage de la distribution s’impose d’urgence. Certaines lois existent déjà, comme la loi Egalim en France, qui vise à améliorer l’équilibre des relations commerciales dans les secteurs agricole et alimentaire et à garantir des prix équitables aux agriculteurs, mais cela ne suffit pas. De nouvelles mesures doivent être mises en place, et les mesures existantes doivent être mieux appliquées, afin d’éviter une dynamique de pouvoir déséquilibrée entre les agriculteurs, les distributeurs et les magasins, surtout si l’on considère que dix marques de supermarchés seulement représentent plus de la moitié de toutes les ventes au détail de produits alimentaires dans l’Union européenne. Les consommateurs doivent également comprendre le coût réel de leurs produits alimentaires et faire pression de leur côté pour créer une demande de solutions plus durables qui réduisent l’impact négatif de notre chaîne d’approvisionnement alimentaire et, ce qui est peut-être le plus important, permettent de fixer des prix équitables pour les agriculteurs. 




Une prise de conscience qui n’a que trop tardé


Ces manifestations montrent clairement que les agriculteurs estiment qu’ils ne peuvent plus continuer à fonctionner dans le cadre du système actuel. Sachant que, sur les 9,1 millions d’exploitations agricoles dans l’UE en 2020, on estime que 93 % sont des exploitations familiales, les conséquences de la nouvelle législation pourraient être dévastatrices, obligeant potentiellement de nombreux petits producteurs à vendre leur exploitation et augmentant la pression financière sur d’autres.


Les événements de ces dernières semaines devraient servir de réveil collectif et nous rappeler qu’en tant que société, nous devons soutenir les communautés qui nous nourrissent. Les problèmes soulevés par la communauté agricole doivent être pris au sérieux et traités dans les plus brefs délais. Profitons des nouvelles discussions sur la PAC qui ont lieu cette année pour contacter les législateurs et faire pression sur eux afin qu’ils réécrivent complètement le rôle des subventions dans ce secteur, pour créer une industrie agroalimentaire financièrement stable, équitable et durable. Si nous voulons imaginer un avenir plus vert, ou même un avenir tout court, l’agriculture doit en être un élément central, et les agriculteurs doivent être soutenus – au lieu d’être accusés ou soumis à des pressions – dans leur transition vers des pratiques plus durables. Les agriculteurs de toute l’Union européenne font entendre leur voix, et nous devons veiller à ce qu’ils soient entendus.


Qu’en disent nos agriculteurs ? 


Voici une lettre que notre agriculteur Adrien Mazet, de la ferme des Altermonts, a partagée avec nous. Nous avons pensé qu’il était essentiel pour nous de partager également les mots de nos agriculteurs afin d’avoir des informations provenant directement de la source.


“Cher crowdfarmer,

En ce moment, le monde agricole fait part d’un malaise profond à travers de blocages partout en France et en Europe. Même si nous ne nous sommes encore jamais rencontrés, vous nous soutenez en achetant nos fromages sur crowdfarming et j’ai envie par ce message de vous présenter ma vision, ou plutôt notre vision à nous, paysannes et paysans d’AlterMonts, de cette crise agricole.

Le mal-être ressenti par notre profession est réel, et nous le partageons parfois, notamment sur les prix de vente de nos produits en filière longue qui ne couvrent pas les coûts de production, mais ce n’est que le résultat d’une politique ultra-libérale menée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale visant à proposer des produits alimentaires à bas coût tout en enrichissant les boursicoteurs !

Nous partageons aussi le fait que le nombre d’heures passé sur nos fermes à exercer le métier qui nous passionne est parfois trop important, mais nous pourrions y remédier en créant de l’emploi si nos produits étaient payés à leur juste valeur !

Une autre de nos fortes inquiétudes, qui n’a été que peu relayée dans les médias, concerne le renouvellement des paysannes et des paysans qui sont le premier maillon de la vitalité de nos territoires ruraux ! En 1980, nous étions 1 million en France, 40 ans plus tard, nous ne sommes plus que 380 mille, et la pyramide des âges va encore conduire un.e paysan.ne sur 2 à la retraite dans les 10 prochaines années… vaste plan social !!

Néanmoins, nous ne partageons pas l’ensemble des revendications portées par le mouvement actuel et surtout par la FNSEA dont le président, qui est un agro-buisinessman, ne nous semble pas du tout représenter le monde paysan ! Le point de la lourdeur administrative existe, mais en tant que paysannes et paysans, nous sommes toutes et tous des chefs d’entreprise, et la lourdeur administrative est probablement liée à ce statut. Nous sommes effectivement contrôlés par les institutions, notamment européennes, mais le monde agricole reçoit chaque année plusieurs milliards d’euros pour tenter de le faire survivre en créant des inégalités très fortes entre les productions… même si ce système est abject, nous pensons qu’il est normal que des contrôles soient menés au vu des sommes engagées !

Enfin, et surtout, nous ne partageons pas l’idée que la solution à la crise actuelle puisse être une baisse des normes environnementales ! En effet, alors que nous sommes les premiers à subir les effets du dérèglement climatique et que des scientifiques alertent depuis des dizaines d’années, et contrairement à ce qu’affirme notre président de la République, les événements climatiques que nous avons vécus et que nous allons vivre étaient prévisibles et même annoncés ! Alors que le nombre de cancers explose au niveau mondial, qui peut vraiment croire que l’abandon du projet ECOPHYTO (projet visant à encadrer et à limiter l’usage des pesticides) comme annoncé comme solution à la sortie de crise, puisse être une bonne nouvelle ??

Nous sommes engagés dans une agriculture biologique et paysanne, et nous pensons au contraire que c’est en renforçant les cahiers des charges que nous permettrons à la profession de vivre dignement ! Il faut bien sûr pour que ce soit cohérent de sortir de la vision ultra-libérale de l’alimentation et des accords de libres échanges et imposer que les produits vendus en France et en Europe respectent tous les mêmes normes et qu’elles ne soient pas orientées sur le moins disant et que notre coût de production soit intégré dans le prix de vente.

Nous voudrions terminer ce message en vous remerciant, vous qui avez choisi de nous soutenir en achetant nos produits ! En effet, à AlterMonts, nous avons fait le choix de reprendre en main l’ensemble de la filière en transformant et en vendant nos produits, et c’est grâce à vous que nous démontrons qu’une agriculture biologique et paysanne est possible. Ensemble, nous faisons la preuve que les citoyens, par leurs actes d’achat, peuvent orienter une politique agricole et permettre au monde paysan de répondre aux enjeux du 21ème siècle qui ne sont plus ceux du 20ème ! Nous ne prétendons pas que notre modèle doive s’imposer à tous demain, mais nous pensons qu’il est un bout de la solution !”



Adrien Mazet, Ferme D’AlterMonts





Written by Emilia Aguirre

Emilia Aguirre

Emilia Aguirre est notre spécialiste Sensibilisation & Plaidoyer — ce qui veut dire qu’elle passe ses journées à poser des questions qui dérangent sur la façon dont notre alimentation est cultivée, fixée en prix, étiquetée et vendue. Elle anime What The Field?!, un podcast rempli d’histoires de terrain, de recherches percutantes et de conversations avec celles et ceux qui façonnent l’avenir de l’alimentation (qu’ils le veuillent ou non).

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Le vaste monde des agrumes

Les agrumes regroupent toutes les espèces de fruits appartenant au genre Citrus, avec leur goût caractéristique sucré-acidulé et leurs propriétés nutritionnelles exceptionnelles. Ces fruits charnus sont principalement cultivés dans les régions subtropicales et tropicales, bien qu’ils s’adaptent et poussent dans presque toutes les régions du monde situées dans la zone des 40° de latitude – en Europe, il s’agirait de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Cette large répartition et cette capacité d’adaptation en ont fait l’une des catégories de fruits présentant la plus forte production et commercialisation à l’échelle mondiale. L’« Odyssée » des agrumes L’histoire des agrumes traverse de nombreuses cultures et époques. Selon la mythologie grecque, les jardins des Hespérides étaient peuplés de pommes d’or : aujourd’hui, nous savons qu’il s’agissait en réalité d’oranges. Dans la Chine antique, dès 2200 av. J.-C., ils étaient des symboles de prospérité. Sur la route de la soie, leur valeur résidait dans la prévention du scorbut. Le genre Citrus comprend non seulement les oranges, mais aussi les mandarines, les citrons, les citrons verts, les pamplemousses et d’autres variétés moins connues. Ils partagent tous une origine commune, située en Asie du Sud-Est, plus précisément dans la région de l’Himalaya. Leur domestication a généré un réseau génétique complexe, favorisant leur expansion. On pense que les citrons verts et les oranges amères sont originaires respectivement de l’est et du nord de l’Inde, tandis que les citrons pourraient être un hybride entre le cédrat et la mandarine. Les oranges douces proviennent peut-être du sud-est de la Chine et ont été introduites en Europe par les Romains. Les mandarines ont voyagé jusqu’au Japon le long du fleuve Yangtsé, et les pamplemousses se sont rapidement établis dans la péninsule malaise. Bien que retracer leur parcours soit difficile, la génomique et la biogéographie apportent certaines réponses, ainsi qu’une excellente leçon d’histoire. Un trésor nutritionnel En plus de sucres comme le glucose et le fructose, les agrumes constituent notre principale source de vitamine C, surtout en hiver. Ces valeurs sont généralement plus élevées pour les oranges que pour les mandarines, et nettement plus élevées dans le cas des fruits issus de l’agriculture biologique, pouvant être de 15 à 30 % plus élevées selon la variété. Il est également important de savoir que le jus d’orange ne contient que 25 % de la vitamine C contenue dans le fruit. Cependant, la vitamine C n’est pas le seul joyau nutritionnel des agrumes. Ces fruits sont aussi une excellente source de caroténoïdes, de xanthophylles ou de flavonoïdes qui non seulement donnent aux agrumes leur couleur orange caractéristique – voire rouge dans le cas des oranges sanguines – mais agissent également comme de puissants antioxydants et des précurseurs de la vitamine A. D’autres nutriments présents dans les agrumes comprennent l’acide folique, le potassium, le calcium et le magnésium, essentiels à la santé cardiovasculaire et osseuse ainsi qu’à la fonction musculaire. En outre, chaque espèce d’agrume a ses propres particularités nutritionnelles qui la distinguent des autres : par exemple, les citrons verts et les citrons sont particulièrement riches en acide citrique et en vitamine C, tandis que les pamplemousses offrent une bonne quantité de vitamine A. Les innombrables espèces et variétés d’agrumes La popularité des variétés modernes, qui offrent une meilleure rentabilité, sont mieux adaptées aux exigences du marché et aux conditions environnementales et sont plus résistantes aux maladies et aux ravageurs, finit par déplacer les variétés traditionnelles et indigènes. Parmi les principales espèces et variétés d’agrumes actuellement disponibles sur le marché, nous pouvons souligner les suivantes : Oranges (Citrus sinensis) Navelina : Cette variété est l’une des premières Navel à mûrir dans la saison, généralement disponible à partir de novembre. Les Navelina sont reconnaissables à leur petit « nombril » (ou « bellybutton ») et sont connues pour leur douceur, leur faible acidité et leur richesse en jus. Elles sont généralement prêtes à être consommées entre décembre et janvier. Navel de Foyos : Elles sont juteuses et présentent un bon équilibre entre douceur et acidité. Leur peau est épaisse et facile à peler, et elles ont le « nombril » caractéristique des oranges Navel. La saison de récolte de la Navel de Foyos commence généralement en novembre et dure jusqu’en janvier. Fukumoto : Il s’agit également d’une variété Navel précoce, connue pour sa taille petite à moyenne et sa couleur orange vif. Elle a un goût majoritairement sucré et une texture juteuse, avec une peau fine qui la rend facile à peler. La saison de récolte du Fukumoto est généralement d’octobre à décembre. Navel Powell : Elle se distingue par sa grande taille et son goût légèrement plus sucré. Sa peau est un peu plus épaisse que celle des autres variétés Navel, ce qui contribue à prolonger sa durée de conservation. La saison de récolte de la Navel Powell s’étend généralement de février à avril. Washington Navel : C’est peut-être la variété d’orange Navel la plus connue et la plus cultivée. Elle se caractérise par sa grande taille, sa jutosité et son équilibre entre douceur et acidité. Sa peau est épaisse et facile à peler, et elle possède un « nombril » marqué. Sa saison de récolte commence en novembre et peut se prolonger jusqu’en mars. Navel Lane Late : Une variété tardive d’oranges Navel, la Navel Late est récoltée du printemps au début de l’été. Ces oranges sont grosses, juteuses et ont une saveur équilibrée, légèrement plus sucrée que les oranges Navel. Elles sont idéales à consommer fraîches et conservent leur qualité plus longtemps. Leur saison se situe entre mars et avril. Salustiana : Connue pour sa forte teneur en jus et son goût sucré, la Salustiana a une peau fine et est facile à peler. Cette variété est moins acide que d’autres oranges et a une saison de récolte de la mi-hiver au printemps, environ de janvier à mars. Valencia Midnight : Variante de l’orange Valencia, la Valencia Midnight mûrit plus tard dans la saison, offrant un jus riche et sucré, idéal pour la production de jus d’orange. Sa saison de récolte s’étend d’avril à mai. Valencia Late : Autre variété tardive de la célèbre orange Valencia, elle se distingue par sa grande taille. Sa saison de récolte s’étend d’avril à juillet, ce qui en fait l’une des dernières oranges disponibles sur le marché chaque saison. Tarocco : L’une des variétés d’oranges sanguines les plus populaires. La Tarocco est appréciée pour sa chair rougeâtre distinctive et son profil aromatique sucré avec des notes de baies. Elle est riche en antioxydants, notamment en anthocyanes, qui lui donnent sa couleur rouge. Sa saison de récolte va de janvier à mai. Moro : Autre variété remarquable d’orange sanguine, célèbre pour sa couleur rouge intense tant dans la chair que dans la peau, elle est très appréciée en cuisine gastronomique. Sa saveur est proche de celle de la Tarocco, avec une légère touche d’acidité. Cette variété est connue pour sa forte teneur en anthocyanes, les pigments qui lui confèrent sa couleur caractéristique et ses antioxydants. La saison de récolte de la Moro couvre les mois de janvier et février de chaque année. Mandarines (Citrus reticulata) Gold Nugget : La mandarine Gold Nugget, nommée ainsi en raison de sa peau rugueuse – qui lui donne cet aspect imparfait que nous aimons tant – et de sa couleur dorée, est une variété appréciée pour sa douceur et sa jutosité, avec une touche d’acidité. La peau de la Gold Nugget est un peu épaisse, mais reste facile à peler. Sa saison de récolte est tardive, débutant généralement en mars et pouvant durer jusqu’à fin mai. Satsuma : Originaire du Japon, la mandarine Satsuma est une variété sans pépins, très sucrée et juteuse, avec un niveau d’acidité plus élevé que d’autres mandarines et clémentines. Sa peau verdâtre est légèrement plus épaisse mais facile à peler. La saison de récolte de la Satsuma est précoce, commençant en automne (environ d’octobre à décembre) et faisant d’elle l’un des premiers agrumes à arriver sur le marché chaque année. Tango : La mandarine Tango est une variété très populaire et de grande qualité originaire de Californie. C’est une mandarine sans pépins au goût excellent, qui se distingue par une douceur intense. La peau est fine et lisse, orange vif et facile à peler. Sa saison commence en janvier et dure jusqu’en avril. Nardocot : Cette variété, originaire du Maroc, se caractérise par une taille moyenne et une peau fine, facile à peler. La Nadorcott a l’avantage de bien se conserver sur l’arbre, ce qui permet de prolonger sa saison de récolte. Elle est également résistante à l’alternance, ce qui signifie qu’elle produit une bonne récolte année après année. Comme la variété Tango, elle est récoltée entre janvier et avril. Clemenvilla : Également connue sous le nom de Nova, elle se caractérise par une excellente qualité de jus et une facilité d’épluchage. Les Clemenvilla sont plus grosses que les clémentines communes et ont une forme légèrement allongée. Sa saison de récolte va de la mi-hiver au début du printemps, environ de décembre à mars. Orogros : De taille moyenne à grande, avec une peau dont la couleur varie du jaune à l’orange. Son goût est un mélange équilibré de douceur et d’acidité. La peau est un peu plus épaisse que celle d’une mandarine ordinaire, mais reste facile à peler. La saison de récolte de l’Orogros est généralement de janvier à mars. Tardivo di Ciaculli : Originaire de Sicile, en Italie, cette variété tardive est connue pour son goût exceptionnellement sucré et son arôme intense. Le Tardivo di Ciaculli a une peau fine et une forme légèrement aplatie, avec une saison de récolte plus tardive que celle d’autres mandarines, généralement de fin février à avril. Ortanique : La variété ortanique vient de Jamaïque ; son nom indique « OR » (orange) orange, « TAN » (tangerine) mandarine et « IQUE » (unique), ce qui nous dit qu’il s’agit d’un hybride entre mandarine et orange. Elles sont de taille moyenne à grande, avec une forme quelque peu aplatie, et ont une forte teneur en jus d’une couleur orange intense. Elles sont de saison entre février et mars. Orri : La mandarine Orri est une variété relativement récente et de très haute qualité, originaire d’Israël. Elle se distingue par un goût exceptionnellement sucré et un faible niveau d’acidité, ce qui en fait l’une des variétés les plus appétissantes du marché. L’Orri a une peau fine et brillante, est facile à peler et contient peu ou pas de pépins. La saison de récolte de l’Orri est en mars. Clémentines (Citrus x clementina) Les clémentines, souvent considérées comme un type de mandarine, ont tendance à être un peu plus sucrées, à peau plus fine et légèrement plus petites que les mandarines. Clemenules : Ces clémentines ont un goût fortement sucré, ce qui les rend particulièrement appréciées pour la consommation directe. Leur peau est fine et facile à peler. En termes de taille, elles ont tendance à être plus grosses que les clémentines communes. La saison de récolte des Clemenules s’étend de novembre à la fin décembre. Clémentine commune : Cette variété est la plus traditionnelle et la plus connue des clémentines. Elle se caractérise par une taille petite à moyenne, une peau orange vif et une grande facilité d’épluchage. La clémentine commune présente un équilibre parfait entre douceur et acidité, et convient aussi bien à la consommation fraîche qu’au jus. Sa saison de récolte s’étend généralement de novembre à janvier. Tangold : Aussi connue sous le nom de Seedless Tango, c’est une variété sans pépins développée récemment. Elle se distingue par sa couleur orange intense, tant dans la peau que dans la pulpe. Sa saveur est sucrée, avec une texture juteuse et ferme. La peau est facile à peler et sa taille est moyenne. La saison de récolte du Tangold est généralement de la fin de l’hiver au début du printemps, environ de février à avril. Caffin : Une variété précoce, connue pour sa petite taille et sa forme légèrement allongée, offrant un bon équilibre entre douceur et acidité. Sa saison de récolte est précoce, commençant en octobre et s’étendant jusqu’en décembre. Oronules : La clémentine Oronules est l’une des premières à être commercialisées, car elle est parmi les plus précoces à atteindre son point optimal de consommation. Elle est petite, d’une attractive couleur orange rougeâtre et peu acide. Elle a une peau très fine, ce qui la rend facile à peler. Sa saison s’étend d’octobre à la fin novembre. Corse ou « Fine de Corse » : La clémentine de Corse, originaire de l’île de Corse en France, est une variété très appréciée pour sa qualité exceptionnelle. Elle se caractérise par un goût intensément sucré. Elle a une peau fine et une bonne quantité de jus. Les clémentines corses sont très valorisées sur les marchés européens et leur saison de récolte et disponibilité sur le marché commence généralement vers novembre et peut s’étendre jusqu’à la fin décembre. Citrons (Citrus limon) Verna : Cette variété de citron est typique d’Espagne, avec un cycle de production tardif. Elle a une grande taille, une peau épaisse et est très juteuse. Elle est moins acide que d’autres variétés et est largement utilisée pour la production de jus. Elle est principalement récoltée au printemps et en été, ce qui signifie que sa disponibilité est la plus élevée entre les mois d’avril et août. Fino ou Primofiori : Aussi connu comme citron commun ou mesero, c’est l’une des principales variétés cultivées dans le monde. Il se caractérise par une peau fine et une forte teneur en jus, avec un équilibre parfait entre acidité et douceur. Il est généralement récolté de l’automne au début du printemps, avec une disponibilité maximale entre octobre et mars. Femminello : Originaire d’Italie, c’est l’une des variétés les plus appréciées et les plus répandues dans la région méditerranéenne. Elle se distingue par sa forte teneur en huile essentielle dans l’écorce, ce qui la rend idéale pour la production de limoncello et d’autres produits aromatisés. Ce citron a une saveur classiquement acidulée, avec une peau fine et une forme légèrement allongée. Sa saison s’étend sur la majeure partie de l’année. Pamplemousse (Citrus paradisi) Rio Red : Originaire du Texas, ce pamplemousse est connu pour sa saveur sucrée et légèrement acidulée. La saison de récolte du Rio Red s’étend de la fin de l’automne au printemps, ce qui en fait l’un des pamplemousses les plus recherchés pendant cette période. Star Ruby : Le Star Ruby a la chair la plus rouge de toutes les variétés de pamplemousse. Il est connu pour sa jutosité et sa douceur, et contient une plus faible quantité de pépins. Sa saison de récolte est similaire à celle des variétés Ruby Red et Rio Red. Autres espèces et variétés d’agrumes Citron vert (Citrus aurantiifolia) Connus pour leur saveur moins acide et plus florale, les citrons verts sont plus petits et verts. Ils sont souvent utilisés dans les boissons et cocktails, ainsi que dans les recettes qui nécessitent une touche d’agrume douce. En général, la meilleure période de l’année pour trouver des citrons verts frais se situe approximativement de juin à septembre. Main de Bouddha (Citrus medica var. sarcodactylis) Ce fruit est très remarquable

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Encore une fois, une COP qui déçoit

La COP30, qui s’est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém au Brésil, aurait dû marquer un tournant. Dix ans après l’Accord de Paris et à la veille d’un monde en surchauffe, l’enjeu était clair : passer des promesses à la mise en œuvre. Mais, une fois encore, les attentes se sont heurtées à la réalité d’un processus diplomatique au bord de l’impasse.“Assez parlé, il est temps de passer à l’action”, a prévenu le président brésilien Lula qui accueillait l’événement. Quinze jours et 30 COP plus tard, où en est-on ? Ce qu’il s’est passé Lors de la COP30, les négociations se sont focalisées sur plusieurs volets clés : l’adaptation des pays vulnérables, le financement climatique, et (très attendu) un engagement sur la sortie des combustibles fossiles. Le texte final, baptisé « Mutirão » (mot issu des langues tupi-guarani, parlées en Amérique du Sud, et qui désigne une collectivité s’attelant à une tâche commune.), a obtenu un soutien large, mais très critique. Il appelle à « des efforts pour tripler les financements d’adaptation d’ici à 2035 » mais ne précise ni montants fermes ni calendrier contraignant. Il ne comporte pas de feuille de route obligatoire pour la sortie du charbon, du pétrole et du gaz, faute d’un consensus. Le commissaire climat de l’Union européenne, Wopke Hoekstra a résumé le résultat par une formule sévère : « Ce texte n’est en aucun cas à la hauteur de l’ambition dont nous avons besoin en matière d’atténuation. ». En clair, la COP30 n’a pas échoué dans sa totalité. Elle n’a pas annulé tous les engagements, mais elle a bel et bien raté l’occasion de les rehausser dans un contexte d’urgence climatique. Pourquoi nous restons sur notre faim Après trente conférences climatiques, on a l’impression de répéter indéfiniment les mêmes démarches tout en espérant, à chaque fois, un résultat différent. Effectivement, chaque COP affiche un vaste programme, de grandes ambitions, des discours flamboyants… pour terminer avec un texte « écrit » parce que les États ne veulent pas d’un échec total, (surement par crainte d’un abandon du multilatéralisme). Mais les décisions majeures sont repoussées, affaiblies, rendues non contraignantes. Dans le contexte du quotidien de nos agriculteurs, de nos petits producteurs, et de nos communautés engagées pour un système alimentaire juste, transparent et résilient, cela pose question. Car les déclarations « il faut passer à l’action » se succèdent, mais qui passe réellement à l’action ? Qui, au-delà des rapports et des plateaux TV, opère concrètement un changement structurel ? Encore une fois, la forme (le discours, la conférence, l’image) semble l’emporter sur le fond (les engagements fermes, les moyens, la mise en œuvre). Notre secteur: l’agriculture, l’alimentation juste et les filières courtes attendait de ces négociations qu’elles portent une impulsion plus affirmée : une sortie crédible des énergies fossiles et des intrants chimiques pour libérer des ressources vers la transition agroécologique ; une reconnaissance que la biodiversité et la santé des sols ne sont pas des options, mais des clés essentielles pour un futur résilient. Mais au final, la COP30 démontre encore que le modèle diplomatique international reste prisonnier de compromis, de petites avancées et de marges floues. En conclusion : faut-il encore croire aux COP? Oui, parce que le cadre reste important, il n’y a pas d’alternative crédible au multilatéralisme. Mais soyons lucides : depuis tant d’années, nous revivons la même boucle : ambitions affichées → négociations longues → texte poli mais peu contraignant → report des véritables décisions à la prochaine COP. Faire toujours la même chose et attendre un autre résultat n’est plus acceptable. Il est temps de réclamer des objectifs contraignants et vérifiables, une mise en œuvre rapide des engagements en matière de sols, d’alimentation, de biodiversité. Sinon, nous resterons spectateurs d’un théâtre qui drape de vert l’immobilisme.  Et pendant ce temps, les territoires, les agriculteurs, les petites fermes, les consommateurs engagés, construisent déjà l’alternative. La véritable question n’est donc plus de savoir quoi faire, mais à quelle vitesse nous pouvons le faire. Serons-nous capables de déployer ces solutions plus rapidement que les impacts climatiques n’avancent ? C’est cette course dans laquelle nous sommes engagés.

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