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Publié Mars 2026

Spécial Halloween : 10 courges, 10 recettes

Goules et monstres, fantômes et sorcières, vampires et notaires ! Halloween, approche ! Brrr… Les citrouilles envahissent les villes et les étals. En cette saison pourtant, elle n’est pas la seule courge bien mûre à cueillir dans nos campagnes. Vous connaissez certainement la Butternut ou la courge Musquée. Mais avez-vous déjà vu la Blue ballet, la courge d’Eysines, la Buttercup, le potiron bleu de Hongrie, le rouge vif d’Etampes, ou même le Patidou ? Rendons justice à la biodiversité ! Voici donc 10 recettes pour accommoder 10 variétés de courges sous 10 formes différentes : velouté, gratin, brick, chutney, purée, friture, quiche, crumble, farcie ou soufflée.

1- Bricks de courge Blue Ballet

La courge Blue ballet est une variété de type « Hubbard bleu » oui monsieur, en forme de toupie, de 15 à 20 cm de diamètre. Sa peau est lisse de couleur bleu-gris, sa chair orange vif, très sucrée, fine, peu filandreuse au goût caractéristique de châtaigne.

Bricks de courge Blue Ballet
Bricks de courge Blue Ballet

INGREDIENTS : pour 4 à 6 personnes : 500 gr de chair de courge blue ballet, 250 g de blettes, 1 petit poireau, 125 ml de crème fraîche épaisse, 1 œuf, 8 à 12 feuilles de bricks, 1 branche de  thym, 2 pincées de vanille en poudre, 2 pincées de zeste d’orange moulue, huile d’olive, sel et poivre

PRÉPARATION : Rincez le poireau et les blettes que vous hacherez finement. Épluchez et épépinez la courge. Coupez la courge en cubes que vous ferez dorer dans un filet d’huile d’olive pendant quelque minutes. Ajoutez le poireau et les blettes. Couvrez, réduisez le feu et faites cuire 20 minutes ou le temps que la chair de courge s’attendrisse. Enlevez le couvercle et laissez cuire jusqu’à évaporation de l’eau de cuisson. Ajoutez la crème et l’œuf battu. Puis la sarriette effeuillée,  la vanille et le zeste d’orange. Mélangez. Assaisonnez à votre convenance. Répartissez le mélange dans les feuilles de bricks. Refermez-les puis déposez-les sur une plaque de cuisson. Badigeonnez les bricks d’huile d’olive. Enfournez dans le milieu du four préchauffé à 220-230°C pendant environ 20 ou jusqu’à ce que les bricks soient bien dorées.

 

2- Frites de courge Buttercup

Chair orange foncée, fine, sucrée, ferme, onctueuse. On pourrait aligner les épithètes pendant des pages.

 Frites de courge Buttercup
Frites de courge Buttercup

INGREDIENTS : pour 6 à 8 personnes :  500 à 600 g de chair de courge (ici une ½ courge buttercup), 6 grosses pommes de terre, 4 à 5 branches de sauge, sel et poivre

PREPARATION : Coupez la courge en deux. Épépinez-la. Conservez les graines pour en faire des graines de courges séchées au sel. Épluchez-la et coupez la chair en bâtonnets. Brossez les pommes de terre que vous couperez en bâtonnets. Dans un grand saladier, déposez les légumes. Assaisonnez. Arrosez d’huile d’olive. Répartissez les légumes en une seule couche sur deux plaques de cuisson. Effeuillez la sauge. Enfournez dans un four préchauffé à 200 – 220 °C pendant environ 30 minutes. Inter-changez les plaques afin d’uniformiser la cuisson des légumes.

 

3- Gratin de courge Butternut

Elle ressemble un peu à une grosse poire. Sa couleur est beige sable et sa chair orangée. Elle est à son meilleur lorsqu’elle mesure de 20 à 30 centimètres de long avec une base d’une dizaine de centimètres de diamètre.

 Gratin de courge Butternut
Gratin de courge Butternut

INGREDIENTS : pour 4 personnes : 350 gr de butternut,  350 gr de pommes de terre, 1 gousse d’ail pelée et pressée, 10 cl de bouillon de volaille, 10 cl de crème liquide, 100 grs de fromage rapé, sel, poivre.

PREPARATION : Lavez, pelez et coupez en fines rondelles la courge Butternut et les pommes de terre. Préchauffez le four à 200°. Déposez les rondelles de butternut au fond du plat. Parsemez-les d’ail et de la moitié du fromage rapé. Poivrez. Ajoutez les rondelles de pommes de terre. Versez par dessus le bouillon et la crème. Salez et poivrez à votre convenance. Recouvrez de fromage rapé. Mettez une feuille de papier aluminium sur le dessus du plat afin qu’il ne brule pas et enfournez pour 1 heure de cuisson environ. Servez bien chaud avec une salade verte.

 

4- Velouté de courge d’Eysines

Variété ancienne d’origine bordelaise, la courge d’Eysines est une courge galeuse de couleur rose. Ses gales ont la forme d’une cacahuète collée sur l’épiderme (imaginez le style). Elle a un goût plus prononcé que le potiron et est un peu farineuse. Avec elle, vous avez un potage plus savoureux et plus épais. Elle s’épluche comme le potiron.

Velouté de courge d’Eysines
Velouté de courge d’Eysines

INGREDIENTS : pour 4 personnes : 500 g de courge galeuse, 1 oignon, 10 cl de crème épaisse, 2 cuillères à soupe de lentilles corail

PREPARATION : Peler l’oignon, l’émincer, le faire suer dans un peu d’huile d’olive dans une cocotte-minute. Peler la courge, l’épépiner, la couper en morceaux. Ajouter la courge aux oignons. Puis les lentilles. Couvrir d’eau. Faire cuire sous pression 7 minutes. Assaisonner, mixer le velouté et ajouter la crème.

 

5-  Patidou farci

On dirait une citrouille miniature. Cette courge de petite taille (8 à 15 cm de diamètre – 200 à 600 g) à chair orangée, très fine, ferme, très sucrée, a un délicieux goût de noisette. Elle est aussi décorative que succulente, notamment farcie.

Patidou farci
Patidou farci

INGREDIENTS : pour 1 personne : 1 patidou, 150g de lardon, 150g de champignons, 3-4 càs de crème fraiche, 3-4 càs de parmesan râpé, sel, poivre, muscade

PREPARATION : Préchauffer le four à 200°C. Découper le chapeau du patidou et retirer les graines à l’aide d’une cuillère à soupe. Faire revenir les lardons et les champignons sans matière grasse.
Dans un bol mélanger les lardons-champignons avec la crème et le parmesan. Saler, poivrer généreusement et ajouter la muscade. Farcir le Patidou, lui remettre son petit chapeau et enfourner.
La cuisson est assez longue (1h-1h15). Si nécessaire le couvrir en cour de cuisson avec du papier aluminium.

 

6- Purée de potiron bleu de Hongrie

Plutôt classe, le potiron Bleu de Hongrie a une chair ferme jaune orangée, avec une saveur de châtaigne. Il n’est pas nécessaire de rajouter des pommes de terre pour avoir une purée épaissie.

Purée de potiron bleu de Hongrie
Purée de potiron bleu de Hongrie

INGREDIENTS : pour 4 personnes : 1 kg de Potiron Bleu de Hongrie,  1 verre d’eau,  1 noix de beurre, 1 à 2 verres de lait, sel, poivre.

PREPARATION : Couper en morceaux le potiron pour l’éplucher plus facilement avec un couteau, retirer les pépins, faire cuire dans une casserole le potiron coupé en morceaux de 2 à 3 cm env avec 1 verre d’eau, le beurre, sel et poivre pendant environ 20 minutes, mixer l’ensemble puis ajouter un verre de lait chaud, selon la consistance désirée rajouter le 2ème verre.

 

7- Soufflé au potiron rouge-vif d’Étampes

Gros pépère parmi les courges, le potiron se présente aplati, rouge vif, à la peau lisse, d’un bon poids de 10 kilos environ. Il s’utilise surtout en soupe ou en soufflé car, d’un goût assez fade, sa chair est très aqueuse.

Soufflé au potiron rouge-vif d’Étampes
Soufflé au potiron rouge-vif d’Étampes

INGRÉDIENTS : pour 6 personnes :  100 g de potiron rouge vif d’Étampes, 30 g de beurre, 6 œufs, 1 cuillère à soupe de cerfeuil haché, 1 cuillère à soupe de persil haché, 1 cuillère à soupe d’estragon haché, 1 cuillère à soupe de ciboulette hachée, 1 pincée de muscade râpée, sel et poivre du moulin.

PRÉPARATION : Ôter les graines du potiron et le débiter en cubes. Cuire ensuite le légume découpé à la vapeur 5 minutes environ. Le potiron doit rester ferme. Éplucher le légume cuit et écraser sa chair à la fourchette. Préchauffer le four, thermostat 6. Séparer les blancs des jaunes. Placer les six blancs au réfrigérateur. Mélanger deux jaunes d’œuf avec la purée de potiron. Saler, poivrer et saupoudrer de muscade et d’herbes. Confectionner une crème brûlée avec les quatre jaunes d’œuf restant. Monter les six blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer délicatement les blancs fermes à la préparation. Verser dans un moule préalablement beurré. Enfourner le moule à four chaud et laisser cuire 25 minutes environ.

8- Crumble de courge musquée de Provence 

Cette plante coureuse et vigoureuse présente des fruits vert foncé devenant ocre à maturité. Sa chair d’excellente qualité est très appréciée, ferme, de couleur orange vif.

Crumble de courge musquée de Provence
Crumble de courge musquée de Provence

INGRÉDIENTS : pour 5 personnes : 1,5 kg de courge Musquée de Provence, 2 échalotes, 2 gros œufs, 20 cl de crème fraîche, 1 cuillerée à soupe de persil haché, 1 cuillerée à café de muscade en poudre, 170 g de jambon cru fumé, 200 g de Comté, 90 g de farine, 80 g de beurre demi-sel, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive, sel et poivre.

PRÉPARATION : Hacher au couteau le jambon et le Comté. Préparer la pâte à crumble en mélangeant farine et beurre ramolli. Ajouter le jambon et la moitié du fromage en émiettant le tout. Réserver. Éplucher, épépiner et débiter la courge en gros cubes. Cuire doucement dans l’huile en mélangeant régulièrement. Ajouter l’échalote hachée. Dès que les cubes sont fondants, les égoutter. Réserver. Préchauffer le four thermostat 7. Dans un saladier, mélanger œufs, crème, muscade, persil, sel et poivre. Introduire l’autre moitié du fromage puis la fondue de courge. Verser l’ensemble de la préparation dans un plat à gratin. Répartir sur le dessus la pâte à crumble. Faire dorer au four, thermostat 7 pendant 20 minutes.

9- Quiche à la Sucrine du Berry 

Fruit sucré, à la chair tendre, orange à rouge souvent utilisée pour faire des confitures, cakes, pâtes de fruits, (…)

Quiche à la Sucrine du Berry
Quiche à la Sucrine du Berry

INGREDIENTS : pour 4 personnes :  1 pâte brisée, 500 g de courge, 4 oignons, 2 cuil à soupe de crème fraîche, 1 oeuf

PREPARATION : Couper, épépiner, éplucher et faire cuire la courge (10 mn à la vapeur). Faire revenir les oignons dans de l’huile d’olive et verser sur la pâte étalée. Ecraser la courge cuite et la mélanger avec la crème, l’oeuf, du sel et du poivre. Verser la préparation sur les oignons. Faire cuire au four à 200°C pendant 40 mn.

 

10- Chutney de courge longue de Nice

Ancienne variété française produisant de longs longs longs fruits pouvant atteindre 1 mètre. Se consomme jeune, comme des courgettes, ou à maturité, vers la mi-octobre. La chair musquée est de très bonne qualité.

Chutney de courge longue de Nice
Chutney de courge longue de Nice

INGREDIENTS : pour un pot à confiture : 1 cuil à soupe d’huile d’olive, ½ oignon rouge ciselé, 1 gousse d’ail écrasée, le zeste d’une orange, 30 ml de jus d’orange , 500 gr de courge longue de Nice  épluchée, 2 feuilles de laurier’ 1 branche de romarin, du thym  , 125 ml de vinaigre de cidre, 165 gr de sucre brun (type cassonade)

PREPARATION : Tranchez la courge finement, puis coupez la en petits morceaux. Faites chauffer  l’huile dans une grande casserole, ajoutez l’oignon, l’ail laissez cuire 4 à 5 minutes. Ajoutez  les zestes d ‘orange , le romarin ,puis les 30 ml de jus , le vinaigre, la courge, le laurier, le sucre, un peu de sel. Portez à ébullition puis réduisez le feu et Faites cuire 40 minutes en remuant régulièrement .Laissez refroidir et transvasez dans un bocal en verre.vous pouvez le garder 2 semaines minimum au frais . Pour servir ajouter quelques feuilles de thym frais.

Written by Eric Lesage

Eric Lesage

En partant vivre dans la campagne lilloise, Eric s'est dit que ce serait facile d'acheter directement chez les producteurs autour de chez lui. Mais comme ça prend un temps fou, il ne l'a jamais vraiment fait. Passionné par les nouvelles technologies, il s'est dit qu'on pouvait résoudre ce problème avec internet et pas mal de bon sens. Il a ouvert sa Ruche ... et partage ses rencontres, réflexions et déboires sur ce blog.

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Le vaste monde des agrumes

Les agrumes regroupent toutes les espèces de fruits appartenant au genre Citrus, avec leur goût caractéristique sucré-acidulé et leurs propriétés nutritionnelles exceptionnelles. Ces fruits charnus sont principalement cultivés dans les régions subtropicales et tropicales, bien qu’ils s’adaptent et poussent dans presque toutes les régions du monde situées dans la zone des 40° de latitude – en Europe, il s’agirait de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Cette large répartition et cette capacité d’adaptation en ont fait l’une des catégories de fruits présentant la plus forte production et commercialisation à l’échelle mondiale. L’« Odyssée » des agrumes L’histoire des agrumes traverse de nombreuses cultures et époques. Selon la mythologie grecque, les jardins des Hespérides étaient peuplés de pommes d’or : aujourd’hui, nous savons qu’il s’agissait en réalité d’oranges. Dans la Chine antique, dès 2200 av. J.-C., ils étaient des symboles de prospérité. Sur la route de la soie, leur valeur résidait dans la prévention du scorbut. Le genre Citrus comprend non seulement les oranges, mais aussi les mandarines, les citrons, les citrons verts, les pamplemousses et d’autres variétés moins connues. Ils partagent tous une origine commune, située en Asie du Sud-Est, plus précisément dans la région de l’Himalaya. Leur domestication a généré un réseau génétique complexe, favorisant leur expansion. On pense que les citrons verts et les oranges amères sont originaires respectivement de l’est et du nord de l’Inde, tandis que les citrons pourraient être un hybride entre le cédrat et la mandarine. Les oranges douces proviennent peut-être du sud-est de la Chine et ont été introduites en Europe par les Romains. Les mandarines ont voyagé jusqu’au Japon le long du fleuve Yangtsé, et les pamplemousses se sont rapidement établis dans la péninsule malaise. Bien que retracer leur parcours soit difficile, la génomique et la biogéographie apportent certaines réponses, ainsi qu’une excellente leçon d’histoire. Un trésor nutritionnel En plus de sucres comme le glucose et le fructose, les agrumes constituent notre principale source de vitamine C, surtout en hiver. Ces valeurs sont généralement plus élevées pour les oranges que pour les mandarines, et nettement plus élevées dans le cas des fruits issus de l’agriculture biologique, pouvant être de 15 à 30 % plus élevées selon la variété. Il est également important de savoir que le jus d’orange ne contient que 25 % de la vitamine C contenue dans le fruit. Cependant, la vitamine C n’est pas le seul joyau nutritionnel des agrumes. Ces fruits sont aussi une excellente source de caroténoïdes, de xanthophylles ou de flavonoïdes qui non seulement donnent aux agrumes leur couleur orange caractéristique – voire rouge dans le cas des oranges sanguines – mais agissent également comme de puissants antioxydants et des précurseurs de la vitamine A. D’autres nutriments présents dans les agrumes comprennent l’acide folique, le potassium, le calcium et le magnésium, essentiels à la santé cardiovasculaire et osseuse ainsi qu’à la fonction musculaire. En outre, chaque espèce d’agrume a ses propres particularités nutritionnelles qui la distinguent des autres : par exemple, les citrons verts et les citrons sont particulièrement riches en acide citrique et en vitamine C, tandis que les pamplemousses offrent une bonne quantité de vitamine A. Les innombrables espèces et variétés d’agrumes La popularité des variétés modernes, qui offrent une meilleure rentabilité, sont mieux adaptées aux exigences du marché et aux conditions environnementales et sont plus résistantes aux maladies et aux ravageurs, finit par déplacer les variétés traditionnelles et indigènes. Parmi les principales espèces et variétés d’agrumes actuellement disponibles sur le marché, nous pouvons souligner les suivantes : Oranges (Citrus sinensis) Navelina : Cette variété est l’une des premières Navel à mûrir dans la saison, généralement disponible à partir de novembre. Les Navelina sont reconnaissables à leur petit « nombril » (ou « bellybutton ») et sont connues pour leur douceur, leur faible acidité et leur richesse en jus. Elles sont généralement prêtes à être consommées entre décembre et janvier. Navel de Foyos : Elles sont juteuses et présentent un bon équilibre entre douceur et acidité. Leur peau est épaisse et facile à peler, et elles ont le « nombril » caractéristique des oranges Navel. La saison de récolte de la Navel de Foyos commence généralement en novembre et dure jusqu’en janvier. Fukumoto : Il s’agit également d’une variété Navel précoce, connue pour sa taille petite à moyenne et sa couleur orange vif. Elle a un goût majoritairement sucré et une texture juteuse, avec une peau fine qui la rend facile à peler. La saison de récolte du Fukumoto est généralement d’octobre à décembre. Navel Powell : Elle se distingue par sa grande taille et son goût légèrement plus sucré. Sa peau est un peu plus épaisse que celle des autres variétés Navel, ce qui contribue à prolonger sa durée de conservation. La saison de récolte de la Navel Powell s’étend généralement de février à avril. Washington Navel : C’est peut-être la variété d’orange Navel la plus connue et la plus cultivée. Elle se caractérise par sa grande taille, sa jutosité et son équilibre entre douceur et acidité. Sa peau est épaisse et facile à peler, et elle possède un « nombril » marqué. Sa saison de récolte commence en novembre et peut se prolonger jusqu’en mars. Navel Lane Late : Une variété tardive d’oranges Navel, la Navel Late est récoltée du printemps au début de l’été. Ces oranges sont grosses, juteuses et ont une saveur équilibrée, légèrement plus sucrée que les oranges Navel. Elles sont idéales à consommer fraîches et conservent leur qualité plus longtemps. Leur saison se situe entre mars et avril. Salustiana : Connue pour sa forte teneur en jus et son goût sucré, la Salustiana a une peau fine et est facile à peler. Cette variété est moins acide que d’autres oranges et a une saison de récolte de la mi-hiver au printemps, environ de janvier à mars. Valencia Midnight : Variante de l’orange Valencia, la Valencia Midnight mûrit plus tard dans la saison, offrant un jus riche et sucré, idéal pour la production de jus d’orange. Sa saison de récolte s’étend d’avril à mai. Valencia Late : Autre variété tardive de la célèbre orange Valencia, elle se distingue par sa grande taille. Sa saison de récolte s’étend d’avril à juillet, ce qui en fait l’une des dernières oranges disponibles sur le marché chaque saison. Tarocco : L’une des variétés d’oranges sanguines les plus populaires. La Tarocco est appréciée pour sa chair rougeâtre distinctive et son profil aromatique sucré avec des notes de baies. Elle est riche en antioxydants, notamment en anthocyanes, qui lui donnent sa couleur rouge. Sa saison de récolte va de janvier à mai. Moro : Autre variété remarquable d’orange sanguine, célèbre pour sa couleur rouge intense tant dans la chair que dans la peau, elle est très appréciée en cuisine gastronomique. Sa saveur est proche de celle de la Tarocco, avec une légère touche d’acidité. Cette variété est connue pour sa forte teneur en anthocyanes, les pigments qui lui confèrent sa couleur caractéristique et ses antioxydants. La saison de récolte de la Moro couvre les mois de janvier et février de chaque année. Mandarines (Citrus reticulata) Gold Nugget : La mandarine Gold Nugget, nommée ainsi en raison de sa peau rugueuse – qui lui donne cet aspect imparfait que nous aimons tant – et de sa couleur dorée, est une variété appréciée pour sa douceur et sa jutosité, avec une touche d’acidité. La peau de la Gold Nugget est un peu épaisse, mais reste facile à peler. Sa saison de récolte est tardive, débutant généralement en mars et pouvant durer jusqu’à fin mai. Satsuma : Originaire du Japon, la mandarine Satsuma est une variété sans pépins, très sucrée et juteuse, avec un niveau d’acidité plus élevé que d’autres mandarines et clémentines. Sa peau verdâtre est légèrement plus épaisse mais facile à peler. La saison de récolte de la Satsuma est précoce, commençant en automne (environ d’octobre à décembre) et faisant d’elle l’un des premiers agrumes à arriver sur le marché chaque année. Tango : La mandarine Tango est une variété très populaire et de grande qualité originaire de Californie. C’est une mandarine sans pépins au goût excellent, qui se distingue par une douceur intense. La peau est fine et lisse, orange vif et facile à peler. Sa saison commence en janvier et dure jusqu’en avril. Nardocot : Cette variété, originaire du Maroc, se caractérise par une taille moyenne et une peau fine, facile à peler. La Nadorcott a l’avantage de bien se conserver sur l’arbre, ce qui permet de prolonger sa saison de récolte. Elle est également résistante à l’alternance, ce qui signifie qu’elle produit une bonne récolte année après année. Comme la variété Tango, elle est récoltée entre janvier et avril. Clemenvilla : Également connue sous le nom de Nova, elle se caractérise par une excellente qualité de jus et une facilité d’épluchage. Les Clemenvilla sont plus grosses que les clémentines communes et ont une forme légèrement allongée. Sa saison de récolte va de la mi-hiver au début du printemps, environ de décembre à mars. Orogros : De taille moyenne à grande, avec une peau dont la couleur varie du jaune à l’orange. Son goût est un mélange équilibré de douceur et d’acidité. La peau est un peu plus épaisse que celle d’une mandarine ordinaire, mais reste facile à peler. La saison de récolte de l’Orogros est généralement de janvier à mars. Tardivo di Ciaculli : Originaire de Sicile, en Italie, cette variété tardive est connue pour son goût exceptionnellement sucré et son arôme intense. Le Tardivo di Ciaculli a une peau fine et une forme légèrement aplatie, avec une saison de récolte plus tardive que celle d’autres mandarines, généralement de fin février à avril. Ortanique : La variété ortanique vient de Jamaïque ; son nom indique « OR » (orange) orange, « TAN » (tangerine) mandarine et « IQUE » (unique), ce qui nous dit qu’il s’agit d’un hybride entre mandarine et orange. Elles sont de taille moyenne à grande, avec une forme quelque peu aplatie, et ont une forte teneur en jus d’une couleur orange intense. Elles sont de saison entre février et mars. Orri : La mandarine Orri est une variété relativement récente et de très haute qualité, originaire d’Israël. Elle se distingue par un goût exceptionnellement sucré et un faible niveau d’acidité, ce qui en fait l’une des variétés les plus appétissantes du marché. L’Orri a une peau fine et brillante, est facile à peler et contient peu ou pas de pépins. La saison de récolte de l’Orri est en mars. Clémentines (Citrus x clementina) Les clémentines, souvent considérées comme un type de mandarine, ont tendance à être un peu plus sucrées, à peau plus fine et légèrement plus petites que les mandarines. Clemenules : Ces clémentines ont un goût fortement sucré, ce qui les rend particulièrement appréciées pour la consommation directe. Leur peau est fine et facile à peler. En termes de taille, elles ont tendance à être plus grosses que les clémentines communes. La saison de récolte des Clemenules s’étend de novembre à la fin décembre. Clémentine commune : Cette variété est la plus traditionnelle et la plus connue des clémentines. Elle se caractérise par une taille petite à moyenne, une peau orange vif et une grande facilité d’épluchage. La clémentine commune présente un équilibre parfait entre douceur et acidité, et convient aussi bien à la consommation fraîche qu’au jus. Sa saison de récolte s’étend généralement de novembre à janvier. Tangold : Aussi connue sous le nom de Seedless Tango, c’est une variété sans pépins développée récemment. Elle se distingue par sa couleur orange intense, tant dans la peau que dans la pulpe. Sa saveur est sucrée, avec une texture juteuse et ferme. La peau est facile à peler et sa taille est moyenne. La saison de récolte du Tangold est généralement de la fin de l’hiver au début du printemps, environ de février à avril. Caffin : Une variété précoce, connue pour sa petite taille et sa forme légèrement allongée, offrant un bon équilibre entre douceur et acidité. Sa saison de récolte est précoce, commençant en octobre et s’étendant jusqu’en décembre. Oronules : La clémentine Oronules est l’une des premières à être commercialisées, car elle est parmi les plus précoces à atteindre son point optimal de consommation. Elle est petite, d’une attractive couleur orange rougeâtre et peu acide. Elle a une peau très fine, ce qui la rend facile à peler. Sa saison s’étend d’octobre à la fin novembre. Corse ou « Fine de Corse » : La clémentine de Corse, originaire de l’île de Corse en France, est une variété très appréciée pour sa qualité exceptionnelle. Elle se caractérise par un goût intensément sucré. Elle a une peau fine et une bonne quantité de jus. Les clémentines corses sont très valorisées sur les marchés européens et leur saison de récolte et disponibilité sur le marché commence généralement vers novembre et peut s’étendre jusqu’à la fin décembre. Citrons (Citrus limon) Verna : Cette variété de citron est typique d’Espagne, avec un cycle de production tardif. Elle a une grande taille, une peau épaisse et est très juteuse. Elle est moins acide que d’autres variétés et est largement utilisée pour la production de jus. Elle est principalement récoltée au printemps et en été, ce qui signifie que sa disponibilité est la plus élevée entre les mois d’avril et août. Fino ou Primofiori : Aussi connu comme citron commun ou mesero, c’est l’une des principales variétés cultivées dans le monde. Il se caractérise par une peau fine et une forte teneur en jus, avec un équilibre parfait entre acidité et douceur. Il est généralement récolté de l’automne au début du printemps, avec une disponibilité maximale entre octobre et mars. Femminello : Originaire d’Italie, c’est l’une des variétés les plus appréciées et les plus répandues dans la région méditerranéenne. Elle se distingue par sa forte teneur en huile essentielle dans l’écorce, ce qui la rend idéale pour la production de limoncello et d’autres produits aromatisés. Ce citron a une saveur classiquement acidulée, avec une peau fine et une forme légèrement allongée. Sa saison s’étend sur la majeure partie de l’année. Pamplemousse (Citrus paradisi) Rio Red : Originaire du Texas, ce pamplemousse est connu pour sa saveur sucrée et légèrement acidulée. La saison de récolte du Rio Red s’étend de la fin de l’automne au printemps, ce qui en fait l’un des pamplemousses les plus recherchés pendant cette période. Star Ruby : Le Star Ruby a la chair la plus rouge de toutes les variétés de pamplemousse. Il est connu pour sa jutosité et sa douceur, et contient une plus faible quantité de pépins. Sa saison de récolte est similaire à celle des variétés Ruby Red et Rio Red. Autres espèces et variétés d’agrumes Citron vert (Citrus aurantiifolia) Connus pour leur saveur moins acide et plus florale, les citrons verts sont plus petits et verts. Ils sont souvent utilisés dans les boissons et cocktails, ainsi que dans les recettes qui nécessitent une touche d’agrume douce. En général, la meilleure période de l’année pour trouver des citrons verts frais se situe approximativement de juin à septembre. Main de Bouddha (Citrus medica var. sarcodactylis) Ce fruit est très remarquable

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Encore une fois, une COP qui déçoit

La COP30, qui s’est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém au Brésil, aurait dû marquer un tournant. Dix ans après l’Accord de Paris et à la veille d’un monde en surchauffe, l’enjeu était clair : passer des promesses à la mise en œuvre. Mais, une fois encore, les attentes se sont heurtées à la réalité d’un processus diplomatique au bord de l’impasse.“Assez parlé, il est temps de passer à l’action”, a prévenu le président brésilien Lula qui accueillait l’événement. Quinze jours et 30 COP plus tard, où en est-on ? Ce qu’il s’est passé Lors de la COP30, les négociations se sont focalisées sur plusieurs volets clés : l’adaptation des pays vulnérables, le financement climatique, et (très attendu) un engagement sur la sortie des combustibles fossiles. Le texte final, baptisé « Mutirão » (mot issu des langues tupi-guarani, parlées en Amérique du Sud, et qui désigne une collectivité s’attelant à une tâche commune.), a obtenu un soutien large, mais très critique. Il appelle à « des efforts pour tripler les financements d’adaptation d’ici à 2035 » mais ne précise ni montants fermes ni calendrier contraignant. Il ne comporte pas de feuille de route obligatoire pour la sortie du charbon, du pétrole et du gaz, faute d’un consensus. Le commissaire climat de l’Union européenne, Wopke Hoekstra a résumé le résultat par une formule sévère : « Ce texte n’est en aucun cas à la hauteur de l’ambition dont nous avons besoin en matière d’atténuation. ». En clair, la COP30 n’a pas échoué dans sa totalité. Elle n’a pas annulé tous les engagements, mais elle a bel et bien raté l’occasion de les rehausser dans un contexte d’urgence climatique. Pourquoi nous restons sur notre faim Après trente conférences climatiques, on a l’impression de répéter indéfiniment les mêmes démarches tout en espérant, à chaque fois, un résultat différent. Effectivement, chaque COP affiche un vaste programme, de grandes ambitions, des discours flamboyants… pour terminer avec un texte « écrit » parce que les États ne veulent pas d’un échec total, (surement par crainte d’un abandon du multilatéralisme). Mais les décisions majeures sont repoussées, affaiblies, rendues non contraignantes. Dans le contexte du quotidien de nos agriculteurs, de nos petits producteurs, et de nos communautés engagées pour un système alimentaire juste, transparent et résilient, cela pose question. Car les déclarations « il faut passer à l’action » se succèdent, mais qui passe réellement à l’action ? Qui, au-delà des rapports et des plateaux TV, opère concrètement un changement structurel ? Encore une fois, la forme (le discours, la conférence, l’image) semble l’emporter sur le fond (les engagements fermes, les moyens, la mise en œuvre). Notre secteur: l’agriculture, l’alimentation juste et les filières courtes attendait de ces négociations qu’elles portent une impulsion plus affirmée : une sortie crédible des énergies fossiles et des intrants chimiques pour libérer des ressources vers la transition agroécologique ; une reconnaissance que la biodiversité et la santé des sols ne sont pas des options, mais des clés essentielles pour un futur résilient. Mais au final, la COP30 démontre encore que le modèle diplomatique international reste prisonnier de compromis, de petites avancées et de marges floues. En conclusion : faut-il encore croire aux COP? Oui, parce que le cadre reste important, il n’y a pas d’alternative crédible au multilatéralisme. Mais soyons lucides : depuis tant d’années, nous revivons la même boucle : ambitions affichées → négociations longues → texte poli mais peu contraignant → report des véritables décisions à la prochaine COP. Faire toujours la même chose et attendre un autre résultat n’est plus acceptable. Il est temps de réclamer des objectifs contraignants et vérifiables, une mise en œuvre rapide des engagements en matière de sols, d’alimentation, de biodiversité. Sinon, nous resterons spectateurs d’un théâtre qui drape de vert l’immobilisme.  Et pendant ce temps, les territoires, les agriculteurs, les petites fermes, les consommateurs engagés, construisent déjà l’alternative. La véritable question n’est donc plus de savoir quoi faire, mais à quelle vitesse nous pouvons le faire. Serons-nous capables de déployer ces solutions plus rapidement que les impacts climatiques n’avancent ? C’est cette course dans laquelle nous sommes engagés.

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