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What The Field?! n’est pas qu’un nom. C’est une réponse au fonctionnement de notre système alimentaire actuel. Grâce au journalisme, à la recherche et à des témoignages recueillis sur le terrain, nous analysons les forces qui façonnent notre alimentation.

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La Ruche qui dit Oui !

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La question de la viande

Le chemin vers un système agricole véritablement régénératif se déroule souvent de manière inattendue. Pour beaucoup de nos agriculteurs biologiques, ce parcours a commencé avec l’adoption de cultures de couverture – des plantes cultivées non pas principalement pour être récoltées, mais pour protéger et enrichir le sol. Cependant, la gestion de ces cultures de couverture, en particulier dans des paysages complexes tels que les vergers d’avocatiers en terrasses du sud de l’Espagne ou les terrains vallonnés de vignobles où l’accès des machines est limité, a présenté un nouveau défi. C’est en cherchant des solutions que ces agriculteurs ont redécouvert un allié ancien : le bétail. Les agriculteurs ont découvert que les animaux étaient remarquablement aptes à gérer ces « herbes » et cultures de couverture. Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. L’intégration du bétail a entraîné une cascade d’effets écologiques positifs. Leurs déjections fournissent une source naturelle d’engrais, riche en nutriments et en matière organique, améliorant progressivement la santé du sol. Le léger piétinement de leurs sabots peut aider à briser les couches superficielles compactées et à presser les graines dans le sol, facilitant la germination et la diversité végétale. En broutant, ils écrasent la matière végétale, créant un paillage naturel qui protège le sol de l’érosion et aide à retenir l’humidité. De plus, les animaux peuvent transporter des graines dans leur pelage et leur système digestif, contribuant à la dispersion des espèces végétales et renforçant la biodiversité – un processus appelé zoochorie. En essence, le bétail est devenu un partenaire actif dans la régénération de la terre, contribuant non seulement à la santé du sol, mais aussi en soutenant une plus grande biodiversité, y compris des pollinisateurs essentiels se nourrissant de pâturages diversifiés ainsi qu’une augmentation des populations de microbes et de vers bénéfique au cycle de la matière organique. Cette redécouverte a toutefois mis en lumière un autre problème urgent : la rareté des bergers et des professionnels qualifiés dans la gestion du bétail. Pendant des générations, les bergers étaient les gardiens de la terre, guidant leurs troupeaux de manière à bénéficier à la fois aux animaux et aux écosystèmes. Pourtant, une conjonction de facteurs – notamment l’essor de systèmes d’élevage intensifs, la faiblesse des rendements économiques issus des productions traditionnelles ovines et caprines, les conditions de vie exigeantes, les politiques de gestion du territoire en mutation et le vieillissement des populations rurales – a entraîné une forte diminution de leur nombre. Cela représentait un dilemme. Comment pouvions-nous, chez CrowdFarming, encourager l’intégration essentielle du bétail dans les systèmes régénératifs si les personnes mêmes capables de les gérer disparaissaient ? Ou, si les responsables agricoles prenaient eux-mêmes en charge la gestion des troupeaux, comment pouvions-nous ignorer une voie potentielle pour soutenir leurs moyens de subsistance, surtout lorsqu’elle s’aligne si harmonieusement avec notre modèle de connexion directe ? Parallèlement, tout au long de notre exploration de l’agriculture régénérative, nous avons rencontré des éleveurs remarquables. Ces personnes gèrent de vastes surfaces de terres avec un engagement inspirant, veillant à ce que le sol reste couvert la majeure partie de l’année, favorisant la biodiversité et stockant du carbone grâce à des systèmes de pâturage bien gérés. Beaucoup d’entre eux, comme Alfonso et Yanniek de La Junquera (Yanniek est également un membre estimé de notre comité “1% for the Soil”), Sergio et ses collègues d’Orgo, et Benedikt Bösel de Gut & Bösel, ont partagé leurs réflexions dans notre podcast « What The Field!? », mettant en lumière les profondes retombées écologiques de l’élevage pâturé et géré de manière régénérative. Cependant, ces agriculteurs pionniers font souvent face à d’importants défis. Ils doivent affronter la pression concurrentielle de l’élevage intensif, l’investissement financier requis pour la certification biologique, et un accès limité à des marchés qui reconnaissent et récompensent réellement leur engagement envers des normes élevées de bien-être animal et environnemental. Ces expériences et observations ont convergé vers une nouvelle étape pour CrowdFarming. Animés par notre engagement à soutenir les agriculteurs à l’avant-garde des pratiques biologiques et régénératives, nous introduisons des produits carnés provenant d’élevages responsables comme une évolution de notre modèle actuel. En créant un canal de vente direct et stable, nous cherchons à renforcer la viabilité économique de ces agriculteurs, soutenant leur transition vers – ou leur capacité à poursuivre – ces systèmes agricoles biologiques et régénératifs. Et nous franchissons cette étape après mûre réflexion et débat. Un débat à la fois interne et externe, avec des personnes nous soutenant dans cette décision et d’autres qui auraient préféré que nous ne la prenions pas. Je souhaite exprimer une gratitude particulière au groupe de personnes véganes travaillant chez CrowdFarming pour avoir participé à des discussions aussi constructives et avoir présenté un point de vue solidement argumenté. C’est une décision mûrie que nous prenons résolument, convaincus qu’une consommation modérée de viande provenant d’agriculteurs partageant nos valeurs peut nous aider à construire une chaîne d’approvisionnement alimentaire plus durable. Qui fait partie de l’initiative Les producteurs participant à cette nouvelle initiative seront certifiés biologiques (ou en cours de conversion vers la certification biologique), leurs animaux seront majoritairement nourris au pâturage et les fermes mettront en œuvre activement des pratiques agricoles régénératives mesurables. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la terminologie, il est important de clarifier ces termes : Agriculture biologique : au sein de l’Union européenne, des réglementations strictes encadrent l’agriculture biologique. Elles exigent que les animaux soient élevés principalement en extérieur avec un espace suffisant, qu’ils reçoivent une alimentation issue de sources biologiques et que l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) soit interdite. Par ailleurs, des limitations strictes s’appliquent à l’usage d’antibiotiques et d’autres traitements vétérinaires. Ces principes biologiques, combinés à nos exigences en matière de pâturage, excluent intrinsèquement les pratiques intensives telles que l’élevage en intérieur permanent ou l’engraissement en feedlot. Nourri au pâturage : une part importante des terres agricoles biologiques de l’UE, environ 44 %, est constituée de pâturages permanents. Si ces pâturages sont gérés de manière régénérative, l’opportunité de générer un impact positif sur l’environnement est considérable. Pour les animaux herbivores (ex : bovins, ovins) inclus dans cette initiative, leur alimentation sera composée à 100 % d’herbe et de fourrage issus de ces pâturages. Pour les animaux omnivores (ex : porcs), un minimum de 70 % de leur alimentation proviendra du pâturage, le reste étant constitué d’aliments complémentaires certifiés biologiques. Il est essentiel de noter que la définition du pâturage et du fourrage dans le cadre de ces standards exclut les ingrédients couramment utilisés dans les pratiques intensives, tels que les céréales (maïs, blé, orge), le tourteau de soja, les légumineuses à grains (pois, fèves) ainsi que certains sous-produits industriels. Agriculture régénérative : pour CrowdFarming, cela représente un engagement allant au-delà des pratiques biologiques standard, mettant l’accent sur l’amélioration active de l’écosystème agricole. Cette approche holistique se concentre sur la restauration et l’amélioration de la santé du sol, l’augmentation de la biodiversité et l’amélioration des cycles de l’eau. Les éleveurs participant à cette initiative respectent les principes biologiques (ou sont en conversion), répondent à nos standards de pâturage et suivent le protocole de Mesure, Reporting et Vérification (MRV) du Programme d’Agriculture Régénérative de CrowdFarming. Cela garantit que les pratiques mènent à des résultats positifs quantifiables, surveillés et rendus publics via notre Indice de Régénération. Les pratiques clés incluent souvent le pâturage tournant, qui imite le mouvement naturel des troupeaux sauvages en permettant aux pâturages de bénéficier de périodes de repos et de récupération, évitant le surpâturage et favorisant la régénération du sol, ainsi que la promotion de pâturages diversifiés. Transparence : principe incontournable au cœur du modèle CrowdFarming. L’authenticité des pratiques agricoles pour cette nouvelle offre de viande sera garantie à travers plusieurs couches de vérification robustes :– La certification biologique officielle de l’UE.– Un protocole interne, supervisé par nos équipes agronomiques, pour garantir le respect des niveaux minimums de pâturage.– Le cadre de Monitoring, Reporting et Vérification (MRV) au cœur de l’Indice de Régénération de CrowdFarming. Clarifier les enjeux : méthane, CO₂ et N₂O Les conversations sur l’élevage impliquent inévitablement les gaz à effet de serre, et les premiers arguments incluent souvent les rots des vaches (contre) ou le potentiel des pâturages à séquestrer du carbone (pour). Les choses ne sont ni noires ni blanches, et il est essentiel d’en parler de manière ouverte et précise. Méthane : les ruminants produisent du méthane par digestion. Contrairement au dioxyde de carbone (CO₂), qui persiste et s’accumule dans l’atmosphère pendant des siècles, le méthane est un gaz puissant mais « de courte durée », se décomposant en environ 10–12 ans : ce qui signifie qu’il n’a pas le même effet de réchauffement que le CO₂. Bien que les niveaux mondiaux de méthane doivent être significativement réduits dans tous les secteurs (y compris les combustibles fossiles et les décharges), la science climatique indique qu’il n’est pas nécessaire d’éliminer entièrement le méthane agricole pour stabiliser les températures. Les stratégies compatibles avec les systèmes pâturés, telles que l’amélioration de la santé des animaux, la sélection génétique pour des émissions plus faibles, et l’optimisation potentielle de la diversité du fourrage, offrent des voies de réduction durable. Séquestration du carbone : les prairies bien gérées et les systèmes intégrant des arbres (agroforesterie) ont le potentiel de capter du CO₂ de l’atmosphère et de le stocker sous forme de carbone dans les sols et la biomasse. Bien que la quantité exacte et la permanence à long terme de cette séquestration soient complexes et varient considérablement selon le type de sol, le climat et l’histoire de gestion, se concentrer sur ces pratiques contribue positivement à la santé des sols et à la résilience des écosystèmes, indépendamment du seul bénéfice carbone. CrowdFarming met l’accent sur la vérification de pratiques connues pour renforcer la santé des sols, plutôt que de faire des revendications spécifiques sur la négativité carbone au niveau de chaque ferme, ce qui reste difficile à démontrer de manière définitive d’une année à l’autre. Protoxyde d’azote (N₂O) : gaz puissant et de longue durée de vie, les émissions de N₂O en agriculture sont fortement liées à l’usage d’engrais azotés de synthèse et à la gestion du fumier. En exigeant la certification biologique (éliminant les engrais de synthèse) et en privilégiant des systèmes basés sur le pâturage (réduisant la concentration du fumier), notre approche réduit intrinsèquement les risques liés au N₂O par rapport aux modèles intensifs. De plus, l’intégration de légumineuses fixatrices d’azote comme le trèfle dans les pâturages peut réduire considérablement, voire éliminer, le besoin d’intrants azotés externes, atténuant ainsi davantage les émissions de N₂O. Offrir une meilleure alternative Cette initiative va bien au-delà de l’introduction d’une nouvelle catégorie de produits. Son objectif principal est d’apporter un soutien économique tangible aux agriculteurs qui sont à la pointe des systèmes d’élevage écologiques et régénératifs. En établissant ce canal direct, nous visons à leur apporter une source de revenus plus prévisible, renforçant ainsi leur stabilité financière et leur capacité à maintenir et développer des pratiques ayant des bénéfices substantiels pour nos écosystèmes. Nous comprenons et respectons que certaines personnes choisissent un mode de vie végétarien ou végan pour des raisons environnementales ou éthiques, et plusieurs d’entre nous suivent cette voie chez CrowdFarming. En effet, de grandes institutions scientifiques, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), soulignent que des régimes alimentaires équilibrés incluant une réduction de la consommation d’aliments d’origine animale – en particulier ceux issus de systèmes à fortes émissions – peuvent contribuer significativement à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à réduire les pressions environnementales. Cependant, de nombreuses personnes consomment encore des produits animaux et recherchent des viandes de haute qualité alignées avec leurs valeurs en matière de bien-être animal et de responsabilité environnementale. Cette quête de qualité est soutenue par des recherches indiquant des différences nutritionnelles dans les viandes et produits laitiers. Des études ont montré que les produits issus d’animaux nourris majoritairement au pâturage, par rapport à ceux nourris avec des rations concentrées, tendent à présenter des niveaux plus élevés d’acides gras oméga-3 bénéfiques, un meilleur rapport oméga-6/oméga-3, des niveaux plus élevés d’acide linoléique conjugué (CLA) et des concentrations plus élevées de certaines vitamines comme E et certaines vitamines du groupe B. Pour ces consommateurs, trouver et vérifier des produits issus d’agriculteurs adoptant des méthodes biologiques, basées sur le pâturage et véritablement régénératives reste souvent un véritable défi. Nous considérons cette initiative comme une opportunité significative de sensibiliser les consommateurs aux impacts positifs de l’intégration bien gérée du bétail dans l’agriculture biologique régénérative. Elle permet également de mettre en lumière la distinction entre ces modèles agricoles et d’autres systèmes pouvant avoir des conséquences plus néfastes sur l’environnement et le bien-être animal. Nous sommes convaincus qu’en favorisant une meilleure compréhension et en offrant un accès direct à ces produits issus de pratiques attentives, nous pouvons encourager davantage d’agriculteurs à adopter ces philosophies bénéfiques de gestion des terres. Cela permet également aux consommateurs de prendre des décisions éclairées sur l’origine et les méthodes de production de leurs aliments. Cette expansion est une évolution soigneusement réfléchie pour CrowdFarming, renforçant notre engagement indéfectible à construire une chaîne agroalimentaire plus juste, durable et résiliente. En offrant un accès direct à des viandes provenant de fermes respectant ces normes rigoureuses – biologiques, basées sur le pâturage et vérifiées comme régénératives – nous donnons aux consommateurs les moyens de soutenir directement les agriculteurs investissant dans le bien-être animal et la santé des écosystèmes. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’ouvrir ce nouveau chapitre avec notre communauté de consommateurs et d’agriculteurs.

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Il pleut, il pleut, en Espagne..?

Nous n’étions pas préparés à cela – ou si ? Il pleut littéralement depuis plusieurs semaines en Espagne. Cette semaine, cependant, l’état d’alerte a été déclaré dans plusieurs régions, notamment en Andalousie. Nos agriculteurs nous ont envoyé les photos ci-dessous – et au sein de notre équipe, nous sommes restés sans voix pendant plusieurs minutes. Nous avons déjà fait état de fortes pluies à plusieurs reprises, mais cette année, l’ampleur est particulièrement grande. La bonne nouvelle est : tous les agriculteurs vont bien ! Notre système météorologique a apporté des pluies intenses, des rafales de vent dignes d’un ouragan et des rivières en crue. Nos agriculteurs de la région de Malaga signalent des arbres tombés et des chemins d’accès boueux qui rendent l’accès presque impossible. Malheureusement, certains agriculteurs nous ont déjà informés qu’ils subiront probablement des pertes de récolte, car les fruits ont été endommagés. Le moindre mal est sûrement le retard des livraisons : il ne cesse de pleuvoir et cela signifie que les fruits sont trop humides pour être expédiés ; ils moisiraient dans les colis. N’avons-nous pas déjà trouvé la solution ? Je parle avec Maikel, de Finca Habitat, d’un petit village entre Jaén et Grenade – l’une des zones les plus touchées. Il m’envoie une vidéo, que vous trouverez ci-dessous – elle montre les champs d’oliviers inondés de ses voisins et la rivière déchaînée. Dans la vidéo suivante, il est dans ses propres champs et montre la quantité de pluie tombée. Il la verse sur ses arbres, qu’il protège du dessèchement et fertilise en même temps avec la laine de ses moutons pendant les mois chauds. « Pour moi, la pluie est une joie absolue. C’est merveilleux ! », dit l’agriculteur. Dans ses champs – pas une seule flaque. « C’est un signe que nous faisons tout correctement, Magdalena. », explique-t-il. Maikel a décidé il y a plus de dix ans de cultiver de manière régénérative. Dans l’une des régions les plus sèches d’Espagne, il parvient, grâce à ses pratiques, à ne pas avoir besoin d’irriguer ses oliviers. Comment est-ce possible ? Grâce à une couverture du sol qui agit comme une éponge et absorbe toute l’eau, la laissant s’infiltrer dans les couches plus profondes du sol. Pas une goutte d’eau n’est perdue, car le réseau racinaire a une capacité si élevée à absorber l’eau qu’elle ne s’écoule ni ne stagne. Et si nous parvenions à rendre les exploitations si résilientes qu’elles sortent encouragées des événements météorologiques extrêmes ? Aurions-nous trouvé la solution avec l’agriculture régénérative ? Je me pose ces questions en voyant les images et les vidéos qui offrent une perspective si différente de la situation. Les prévisions météorologiques annoncent encore de la pluie pour les prochains jours et nous réévaluons la situation chaque jour avec les agriculteurs – la sécurité prime et nous devrons probablement patienter encore un peu avant que le soleil ne réapparaisse.

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Quinoa bio de Hesse

Le quinoa du voisinage : en visite chez Mudda Natur Vous pouvez regarder notre vidéo en direct complète ici. Une collègue de Johannes, qui souffre d’une intolérance au gluten, s’est longtemps plainte des émissions de CO2 liées à l’importation de quinoa d’Amérique du Sud. C’est à ce moment-là que Johannes a décidé de faire des recherches sur le quinoa et, surtout, de voir si cette pseudo-céréale pouvait être cultivée en Allemagne. Avec le co-fondateur Simon, il est vite apparu que c’était le cas après leur master. Nous sommes tombés sur le dernier jour de récolte de la saison. Le quinoa doit être retiré rapidement du champ, en particulier lors des journées chaudes et sèches. L’humidité est ici le pire ennemi, car elle pourrait immédiatement endommager la récolte délicate – un véritable défi, en cet été humide. La particularité de la méthode de Johannes est que le quinoa est séché directement après la récolte, sans être lavé. Cela permet non seulement d’économiser d’énormes quantités d’eau, mais nécessite également très peu d’énergie. Ce processus évite la formation de moisissures et prépare parfaitement les grains pour la suite du traitement, sans nuire inutilement à l’environnement. L’agriculteur nous explique que la demande de quinoa en Europe, et en particulier en Allemagne, a commencé il y a plus de 10 ans et que cela a entraîné de grandes difficultés économiques pour les agriculteurs des régions andines. De vastes zones de culture ont été créées pour répondre à la demande croissante de l’étranger, et les structures économiques locales ont été tellement bouleversées que le quinoa n’est presque plus abordable en tant qu’aliment de base. Johannes et Simon ont décidé d’élargir leur gamme de produits, qui comprend désormais des produits innovants tels que la bolognaise végétalienne ou le muesli croustillant au quinoa, autant de preuves de la polyvalence du grain local. Cliquez ici pour en savoir plus sur Mudda Natur.

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Fromage de chèvre de l’Eifel volcanique

La qualité de nos propres mains Nous avons rencontré l’agricultrice Manuela Holtmann de la ferme Vulkanhof à Gillenfeld, dans la région volcanique de l’Eifel. Une fois par an, le premier dimanche de septembre, Manuela ouvre les portes de sa ferme à tous les CrowdFarmers qui ont adopté une chèvre chez elle. Les chèvres sont traites deux fois par jour pour que le lait cru soit transformé en fromage directement sur place. Le lait n’étant pas pasteurisé, la production est soumise à des contrôles très stricts, afin de préserver l’activité bactérienne naturelle du lait cru. Dans les années 1990, l’agricultrice a décidé de créer sa propre fromagerie sur l’exploitation afin de pouvoir contrôler chaque étape de la fabrication du fromage – c’est la seule façon de garantir une qualité particulièrement élevée. Comprendre la nature de la chèvre Manuela souligne qu’elle a choisi d’élever des chèvres, contrairement à l’élevage habituel qui, dans les années 90, s’orientait principalement vers l’élevage de vaches. « Les chèvres étaient les vaches des paysans pauvres », nous explique-t-elle. L’aspect particulièrement passionnant ici est que, contrairement aux moutons, les chèvres étaient à l’origine originaires de régions montagneuses et n’étaient pas faites pour pâturer de manière classique dans des prairies verdoyantes et verdoyantes. Leur système digestif fragile n’est pas conçu pour recevoir de grandes quantités de fourrage vert frais. Pour respecter leur biologie, Manuela a développé un concept spécial : Les animaux vivent dans une étable spacieuse et aérée, avec un vaste enclos directement adjacent. Les chèvres profitent ainsi de beaucoup d’exercice et d’air frais, tandis que leur alimentation reste parfaitement contrôlée et adaptée à leurs besoins. Notre visite a coïncidé avec la période d’accouplement à la fin de l’été. Ici, Manuela mise entièrement sur le saut naturel : le bouc fait la cour à la chèvre, la femelle décidant finalement elle-même de l’accouplement. C’est un bel exemple de respect des animaux de la ferme. La situation de la ferme dans une zone volcanique en sommeil constitue à cet égard un véritable avantage géographique. Les sols riches en minéraux de l’Eifel offrent une base idéale pour un fourrage particulièrement riche en nutriments. La nouvelle cave voûtée montre également que l’exploitation ne cesse de réfléchir : encore en construction, elle offrira bientôt le climat parfait dans lequel les meules de fromage pourront mûrir jusqu’à la perfection. Une expérience culinaire Aucune visite à la Vulkanhof ne serait complète sans une dégustation. Dans la boutique de la ferme, nous avons goûté à l’assortiment de Manuela – chaque bouchée témoignant du soin et du dévouement avec lesquels elle gère son exploitation agricole. Vous souhaitez découvrir la ferme par vous-même ? Manuela propose via notre plateforme WeFarmYou propose régulièrement des visites. C’est une merveilleuse occasion de découvrir l’agriculture de près et d’établir un lien direct avec les producteurs de nos aliments.

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Régénératif vs conventionnel : c'est quoi la différence ?

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Agriculture régénérative: la preuve que durabilité rime avec rentabilité

# | Décembre 2025

Et si l’avenir de l’agriculture permettait non seulement de mieux protéger la biodiversité et la santé des sols, mais représentait aussi un investissement plus intelligent à long terme ?Dans cet épisode de What The Field?!, nous recevons Alessia Lenders, Head of Impact chez SLM Partners, une entreprise d’investissement pionnière qui démontre que l’agriculture écologique et la performance financière peuvent aller de pair. Le parcours d’Alessia vers l’agriculture régénérative n’a pas commencé dans les champs, mais dans la finance traditionnelle. À la recherche de solutions d’investissement capables d’améliorer réellement la biodiversité, elle s’est tournée à plusieurs reprises vers l’agriculture, à la fois l’un des moteurs majeurs de la dégradation environnementale et l’une des plus grandes opportunités de transformation. Aujourd’hui, SLM Partners gère plus de 760 millions de dollars de terres agricoles et forestières aux États-Unis, en Australie et en Europe. Leur approche est simple, mais ambitieuse : acheter des terres, collaborer avec des agriculteurs expérimentés et déployer des systèmes régénérateurs qui restaurent les sols, protègent l’eau et garantissent la productivité à long terme. Ce que vous découvrirez dans cet épisode 1. La logique économique derrière l’agriculture régénérative Alessia explique pourquoi un capital patient et de long terme s’accorde parfaitement avec les transitions régénératives : sols plus sains, revenus plus diversifiés (y compris via des projets carbone en Australie) et fermes plus résilientes face au climat. Loin d’être un compromis financier, ces systèmes peuvent améliorer la rentabilité en réduisant les coûts, en stabilisant les rendements et en accédant à des marchés bio ou premium. 2. Pourquoi les investisseurs se tournent vers les terres agricoles Les terres agricoles évoluent différemment des actions ou des obligations, ce qui en fait un excellent outil de diversification. SLM ajoute une dimension supplémentaire : des fermes régénératives capables de surpasser les systèmes conventionnels tout en générant un impact environnemental mesurable. 3. Le rôle essentiel de l’agriculteur Le modèle de SLM place l’agriculteur au premier plan. Ils collaborent avec des producteurs expérimentés qui souhaitent se développer mais n’ont pas le capital nécessaire pour acquérir des terres. SLM achète la terre, le producteur la gère, et ensemble, ils s’engagent dans une transition régénérative adaptée au contexte local. 4. Une vision plus claire grâce aux données De la microbiologie des sols à la modélisation de l’eau, en passant par les indicateurs de biodiversité, SLM collecte une quantité impressionnante de données afin de comprendre et suivre l’évolution des paysages. Cela leur permet de construire des modèles économiques robustes, de prévoir les sécheresses, d’évaluer la sécurité hydrique et de vérifier les résultats écologiques. 5. L’agriculture régénérative n’est pas un modèle unique Qu’il s’agisse de vergers d’amandiers en Espagne, de pâturages en Australie ou de fermes mixtes aux États-Unis, SLM adapte les principes régénérateurs à chaque contexte. Certains exploitants visent la certification biologique ; d’autres suivent une approche basée sur les résultats écologiques. Cet épisode explore plus profondément que jamais les mécanismes financiers de l’agriculture régénérative. Une occasion rare de voir comment capital, écologie et agriculture peuvent s’aligner pour construire des systèmes alimentaires durables. Si vous vous êtes déjà demandé si l’agriculture régénérative est réellement pertinente d’un point de vue financier ou écologique, cet épisode est pour vous.

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Le sol comme une éponge – pourquoi les intempéries nous donnent quand même de l'espoir

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Recettes de cuisine

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Tarte aux pommes et aux noix

À l’approche des fêtes, notre productrice Kathrin Wiest, de Biohof Hund, partage l’une de ses recettes de saison préférées : une tarte aux pommes et aux noix transmise de génération en génération dans sa famille.Kathrin a grandi en passant ses week-ends dans la ferme de ses grands-parents, où elle participait à la fenaison, à la traite des vaches, à la récolte des légumes, et où elle a très tôt compris l’importance de savoir d’où vient notre nourriture. « Une bonne alimentation ne commence pas dans la cuisine », explique-t-elle, « mais dans les champs ».Ce profond respect de la terre l’a accompagnée tout au long de son parcours en gastronomie, puis dans son travail actuel à Biohof Hund, où elle réunit ses compétences en gastronomie, agriculture biologique et horticulture.Pour Kathrin, travailler à la ferme va bien au-delà d’un métier : « C’est un retour à mes racines », dit-elle, « un choix conscient en faveur de la durabilité et de l’ancrage régional, et un pas vers un avenir qui a vraiment du sens — pour ma famille, pour notre ferme et pour la société ».Cette recette incarne les valeurs avec lesquelles elle a grandi : la simplicité, la saisonnalité et un lien sincère avec la terre.Dans cette recette simple et gourmande, les pommes reposent sur une crème onctueuse aux noix et une pâte sablée au beurre. Un dessert idéal pour l’hiver.Pensez à enregistrer cette recette pour vos repas de fête ! Tarte aux pommes et aux noix Ingrédients: 300 g de farine d’épeautre (plus un peu pour le plan de travail) 120 g de sucre roux 1 pincée de sel 2 œufs moyens 200 g de beurre (130 g froid, 70 g mou, plus un peu pour le moule) 1 kg de pommes acidulées 2 c. à soupe de jus de citron 150 g de cerneaux de noix 1 sachet de sucre vanillé 50 g de miel 80 ml de crème entière 1 pincée de cannelle moulue Préparation: Dans un saladier, mélangez 250 g de farine, 70 g de sucre, le sel, 1 œuf et les 130 g de beurre froid coupé en morceaux. Mélangez d’abord avec les crochets d’un batteur, puis pétrissez brièvement à la main jusqu’à obtenir une pâte lisse. Formez un disque, filmez et placez au réfrigérateur pendant 30 minutes.Épluchez les pommes, coupez-les en quartiers, ôtez le cœur puis détaillez-les en fines lamelles. Arrosez-les de jus de citron.Pour la garniture, mixez finement 50 g de noix. Fouettez 50 g de beurre mou avec 50 g de sucre, le sucre vanillé et une pincée de sel jusqu’à obtenir une crème très lisse. Incorporez 1 œuf, puis les noix moulues et 50 g de farine.Préchauffez le four à 200 °C (180 °C chaleur tournante). Étalez la pâte sur un plan de travail fariné sur environ 30 cm de diamètre et foncez un moule à tarte ou un moule à charnière de 28 cm beurré. Piquez le fond à la fourchette.Étalez la crème aux noix, disposez les pommes par-dessus et enfournez 25 minutes sur une grille placée en bas du four.Pendant ce temps, hachez grossièrement les 100 g de noix restants. Faites chauffer dans une petite casserole le miel, la crème, la cannelle et 20 g de beurre, portez à ébullition en remuant et laissez frémir 2 minutes. Ajoutez les noix.Après 25 minutes de cuisson, répartissez ce mélange sur les pommes et poursuivez la cuisson 10 minutes sur la grille du milieu.Laissez refroidir dans le moule sur une grille, démoulez délicatement et servez avec de la crème fouettée.

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Recettes de cuisine

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Votre menu des fêtes

Lorsqu’il s’agit de recettes de fêtes, la plupart des familles ont une liste de plats incontournables transmis de génération en génération. Ils sont profondément ancrés dans la tradition, mais pas toujours dans la saisonnalité. Dans le même temps, le gaspillage alimentaire reste un enjeu majeur en Europe, avec plus de 130 kg de nourriture gaspillés par personne chaque année. Il est peut-être temps de repenser notre menu de fêtes : non pas pour remplacer les plats traditionnels, mais pour les compléter avec des recettes qui mettent à l’honneur les produits de saison, permettent de mieux utiliser les restes et contribuent à réduire le gaspillage alimentaire tout au long du repas. Mettre en valeur les produits de saison Les accompagnements sont un excellent moyen de valoriser les produits de saison sur la table des fêtes. Plutôt que d’acheter des légumes importés et hors saison, privilégiez des légumes d’hiver locaux comme le poireau, le chou ou la courge. Voici d’autres produits d’hiver à mettre en avant dans votre menu de fêtes : – Légumes racines : carottes, panais, navets, betteraves, céleri-rave – Brassicacées : chou, chou kale, choux de Bruxelles, chou-fleur – Courges et variétés de potiron – Poireaux, oignons, échalotes – Pommes, poires, fruits à coque (noix, noisettes) Des alternatives de saison aux classiques des fêtes – Remplacez les haricots verts d’été par un mélange de légumes d’hiver rôtis, avec des choux de Bruxelles, du chou, du chou-fleur et les légumes racines que vous avez sous la main. – Ajoutez davantage de légumes de saison à votre purée en y incorporant du panais, du navet ou du céleri-rave. – Donnez une touche hivernale à vos salades en remplaçant la laitue par des feuilles de saison comme le chou kale, les épinards ou la blette. Ajoutez des légumineuses, des légumes racines, des fruits à coque et des graines pour un accompagnement savoureux et de saison. Réduire le gaspillage alimentaire pendant les fêtes Les peaux, graines, tiges et feuilles issues des épluchures peuvent faire partie du repas au lieu de finir à la poubelle. Les graines de courge, par exemple, peuvent être rôties avec un filet d’huile d’olive et des épices pour un en-cas croustillant, tandis que les fruits trop mûrs peuvent être mixés pour préparer rapidement une compote ou une confiture maison. Quelques conseils simples pour réduire le gaspillage alimentaire lors de la préparation du menu de fêtes : – Planifier les menus autour des ingrédients : Plutôt que de choisir les recettes en premier, commencez par une courte liste d’ingrédients de base (par exemple : une courge, un chou, des légumineuses, des herbes) et composez des plats qui les partagent. Cela permet de limiter les légumes entamés et de simplifier la gestion des restes. – Choisir des accompagnements faciles à réutiliser : Par exemple, des légumes rôtis peuvent devenir le lendemain une soupe, une garniture pour salade ou une farce pour des quiches ou des gratins. – Repenser l’utilisation des peaux, tiges et feuilles : Les fanes de carottes et les parties vertes des poireaux peuvent servir à préparer des bouillon. Les peaux de courge peuvent être rôties ou mixées. Les tiges d’herbes aromatiques sont idéales pour réaliser des huiles ou des fonds parfumés. 3 accompagnements simples pour les fêtes à base de produits de saison Salade tiède de choux de Bruxelles façon récolte d’hiver Ingrédients : Pour la salade : – 450 g de choux de Bruxelles frais – 1 cuillère à soupe d’huile d’olive – 2 grosses carottes – 60 g de cranberries séchées – ½ pomme, coupée en fines tranches – 60 g de pistache – 3 cuillères à soupe de fromage de chèvre Pour la vinaigrette citron-parmesan : – 60 ml d’huile d’olive – 3 cuillères à soupe de jus de citron – 3 cuillères à soupe de parmesan râpé – 1 gousse d’ail hachée – ½ cuillère à café de sel – Une pincée de poivre Préparation : 1. Préparez la vinaigrette. Dans un grand saladier, mélangez l’huile d’olive, le jus de citron, le parmesan râpé, l’ail, le sel et le poivre. Fouettez bien et réservez. 2. Préparez les ingrédients. Lavez et séchez les choux de Bruxelles, coupez la base et fendez-les en deux dans la longueur. Placez-les face coupée contre la planche et émincez-les finement pour obtenir une texture râpée. Épluchez les carottes et, à l’aide d’une mandoline ou d’un couteau, coupez-les en larges rubans d’environ 0,5 cm. Coupez la pomme en deux puis en fines tranches. 3. Faites chauffer 1 cuillère à soupe d’huile d’olive dans une grande poêle à feu moyen. Ajoutez les choux émincés et les carottes, puis faites revenir pendant 5 à 6 minutes, jusqu’à ce que les choux commencent à dorer par endroits. 4. Ajoutez les pistaches et les tranches de pomme, puis poursuivez la cuisson pendant 3 minutes. 5. Baissez le feu, versez la vinaigrette et mélangez bien. Laissez cuire encore quelques minutes, puis retirez du feu et transférez dans un plat de service. 6. Ajoutez les cranberries séchées et le fromage de chèvre, puis mélangez délicatement. 7. Servez tiède. Beignets d’épinards au fromage et aux raisins secs Ingrédients : – 340 g d’épinards frais – 4 gros œufs – 1 gousse d’ail hachée – 60 g de pignons de pin ou d’amandes effilées – 60 g de persil frais – 60 g de fromage Gruyère râpé – 60 g de parmesan râpé – 60 g d’oignon jaune coupé en petits dés – ¾ de cuillère à café de sel – ½ cuillère à café de poivre noir – 120 g de farine de blé – 120 g de raisins secs – 120 ml d’huile végétale Préparation : 1. Dans un grand saladier, fouettez les œufs avec l’ail, les pignons ou les amandes, le persil, le sel, le poivre, le Gruyère, le parmesan et l’oignon. 2. Regroupez les feuilles d’épinards et coupez-les en fines lanières. Ajoutez-les au mélange et mélangez bien. 3. Incorporez la farine et mélangez juste assez pour obtenir une pâte homogène. Ajoutez les raisins secs et mélangez délicatement. 4. Faites chauffer une grande poêle profonde ou une cocotte avec environ 2,5 cm d’huile à feu moyen-vif. 5. Lorsque l’huile est bien chaude, déposez de grosses cuillerées de pâte dans la poêle. Procédez-en plusieurs fois pour éviter de surcharger la poêle. 6. Faites frire les beignets environ 3 à 4 minutes de chaque côté, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. 7. Égouttez-les sur du papier absorbant et servez chaud. Une sauce au yaourt accompagnera très bien ces beignets. Houmous de betterave au fromage de chèvre fouetté et chips de pita maison Ingrédients : Houmous de betterave : – 1 boîte de pois chiches, égouttés et rincés – 2 grosses betteraves fraîches, cuites et pelées, coupées en deux – 2 cuillères à soupe de tahini – 2 cuillères à soupe d’huile d’olive extra vierge – ¾ de cuillère à café de sel – ¼ de cuillère à café de poivre noir – ½ cuillère à café de moutarde de Dijon – ½ cuillère à soupe de vinaigre de cidre – 1½ cuillère à soupe de jus de citron frais – 2 cuillères à café d’ail frais haché (environ 2 à 3 gousses) Fromage de chèvre fouetté : – 113 g de fromage de chèvre – 1 cuillère à soupe d’huile d’olive extra vierge – 1 à 2 branches de thym frais (≈ 1 cuillère à soupe) – 1 gousse d’ail – Une pincée de sel marin – ½ botte de ciboulette, finement ciselée (≈ 1 cuillère à soupe) Chips de pita : – 1 paquet de pain pita complet – 1 cuillère à soupe d’huile d’olive extra vierge – Une pincée de sel – Une pincée de poivre – 2 cuillères à café d’herbes d’hiver séchées Préparation : Houmous de betterave : 1. Préchauffez le four à 200 °C pour les chips de pita. 2. Placez les pois chiches et les betteraves dans un robot et mixez jusqu’à obtenir une texture lisse. 3. Ajoutez le reste des ingrédients et mixez à nouveau jusqu’à obtention d’un houmous bien homogène. 4. Versez l’houmous dans un bol et, à l’aide du dos d’une cuillère, formez un creux en spirale pour accueillir le fromage de chèvre. Réservez. Chips de pita : 1. Coupez chaque pain pita en 8 triangles et disposez-les sur une plaque de cuisson. 2. Ajoutez l’huile d’olive, le sel, le poivre et les herbes, puis mélangez bien. 3. Enfournez pendant environ 10 minutes, jusqu’à ce que les chips soient dorées et croustillantes. Fromage de chèvre fouetté : 1. Dans un robot, mixez le fromage de chèvre et l’huile d’olive jusqu’à obtenir une texture lisse. 2. Ajoutez le thym, l’ail et le sel, puis mixez à nouveau. 3. Incorporez la ciboulette à l’aide d’une spatule. 4. Déposez le fromage fouetté dans le creux de l’houmous, ajoutez un filet d’huile d’olive et parsemez de ciboulette supplémentaire.

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publications scientifiques

2026/02 · La rentabilité de la régénération

2025/09 · Le lien entre la régénération et l’eau

La série Régénération : rapport sur l’impact de l’agriculture biologique-régénérative sur l’eau. Le réservoir vivant : régénérer l’eau à partir du sol Saviez-vous que l’agriculture consomme déjà 70 % de l’eau douce mondiale et que la surexploitation des nappes phréatiques a été si extrême qu’elle a même modifié l’axe de rotation de la Terre ? Notre dernier rapport, « Regenerative Series: Harvesting the Rain », montre comment l’agriculture biologique-régénérative peut transformer les sols en véritables réservoirs vivants — protégeant ainsi notre alimentation et sécurisant notre avenir commun en matière d’eau.   Le défi de l’eau et la solution du sol En Europe, 20 % des terres et 30 % de la population sont déjà confrontées chaque année au stress hydrique. Les sécheresses progressent vers le nord, les inondations s’intensifient au sud, et les sols — compactés et dégradés par l’agriculture conventionnelle — ne parviennent plus à retenir la pluie qui tombe encore. De plus, les engrais et pesticides ont pollué un tiers des eaux européennes, entraînant des coûts de dépollution de plusieurs milliards. L’agriculture conventionnelle n’est pas seulement vulnérable aux extrêmes climatiques — elle les aggrave. La bonne nouvelle, c’est que des sols sains agissent comme des éponges. Une augmentation de 1 % de la matière organique permet à un hectare de terre de stocker 75 000 litres d’eau supplémentaires et d’améliorer les taux d’infiltration jusqu’à 256 %. Des fermes comme La Junquera, BioSanz et Tropiterráneo en sont déjà la preuve : elles absorbent les crues, réduisent de moitié les besoins d’irrigation et transforment même des réservoirs stériles en écosystèmes florissants. Une vision plus large La sécurité hydrique ne dépend pas seulement de la pluie ou des barrages — elle dépend de la façon dont nous cultivons nos sols. Soutenir les agriculteurs qui « récoltent la pluie », ce n’est pas seulement un choix de consommation : c’est un investissement dans la résilience alimentaire, la biodiversité et la sécurité en eau pour nous tous. Plongez dans la science et les témoignages derrière la résilience de l’eau.

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2024/06 · Le lien entre la régénération et la nutrition

Série sur la régénération : rapport sur l’impact de l’agriculture biologique régénérative sur la nutrition. La santé retrouvée à partir de la terre : Pourquoi le sol est-il important ?  Saviez-vous que la santé de nos sols a un impact direct sur la valeur nutritionnelle de nos aliments ? Notre dernier rapport, intitulé « Regeneration and Nutrition: Cultivating Our Medicine », se penche sur ce lien essentiel et explore comment l’agriculture biologique régénérative peut être la clé d’un avenir plus sain pour notre planète et pour nous-mêmes. La crise sous nos pieds Depuis des décennies, les pratiques agrochimiques ont conduit à la dégradation de la qualité des sols, entraînant une diminution de la valeur nutritive de nos aliments. Les statistiques alarmantes parlent d’elles-mêmes : jusqu’à 40 % des sols dans le monde sont appauvris, ce qui a entraîné une baisse significative des nutriments essentiels dans nos aliments, de l’ordre de 38 % au cours des 50 dernières années. Cette dégradation alimente un cycle de dépendance à l’égard des engrais et des compléments alimentaires, tandis que les maladies chroniques liées à une mauvaise alimentation sont en augmentation. L’agriculture biologique régénérative offre une voie prometteuse pour sortir de ce « paradoxe nutritionnel » (où nous produisons plus de nourriture mais avec une valeur nutritionnelle moindre) en se concentrant sur la restauration de la santé des sols grâce à des techniques régénératives telles que les cultures de couverture, la réduction du travail du sol et la gestion intégrée du bétail. Les études présentées dans notre rapport montrent que ces pratiques permettent non seulement d’améliorer la matière organique du sol jusqu’à 31 %, mais aussi de renforcer la teneur en éléments nutritifs des cultures. Par exemple, les pratiques biologiques régénératives peuvent augmenter de 30 % la teneur en vitamine C des oranges et de 23 % la teneur en antioxydants des raisins.   Vue d’ensemble Nos recherches soulignent la nécessité de mener des études plus approfondies et de mettre en place des systèmes d’incitation pour encourager le recours aux pratiques biologiques régénératives. Les avantages potentiels sont évidents : des sols plus sains donnent des plantes plus saines, qui à leur tour permettent à la population d’être en meilleure santé. En donnant la priorité à la santé des sols, nous pouvons briser le cycle de la dépendance et nous diriger vers un avenir où notre nourriture deviendra véritablement notre médecine. Plongez dans les détails et découvrez toutes nos recherches approfondies sur le lien entre la régénération et la nutrition. Téléchargez le rapport complet dès maintenant et rejoignez-nous pour cultiver un monde plus sain à partir du sol.

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