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Publié Mars 2026

Ce qu’il faut savoir sur l’huile d’olive

Il est surprenant de constater que, bien qu’elle soit devenue un aliment de base dans de nombreux foyers européens, l’huile d’olive fait l’objet de nombreuses idées reçues. Peut-on la faire frire ? Peut-on l’utiliser pour la cuisson ? Quelle est la différence entre huile d’olive et huile d’olive vierge extra ? 

Miguel Abad, expert en oléiculture et en oleotechnique, nous aide à clarifier les éléments principaux à prendre en compte avant d’acheter cet or liquide.

Sur quoi repose la qualité d’une huile d’olive ? 

La qualité d’une huile comporte deux aspects fondamentaux :

  • Les volatiles, c’est-à-dire les arômes qu’il possède (dont le fruité est le principal).
  • Les phénols, c’est-à-dire la teneur en polyphénols (dont la condition est un fruit sain en parfait état).

C’est lorsque l’huile commence à se former dans l’olive (par le processus de biosynthèse des lipides ou lipogenèse) que le processus de maturation démarre également. Ce processus de maturation est associé à une courbe de qualité (pour ainsi dire), dont le point le plus élevé représente la plus haute teneur en huile de l’olive et la plus haute qualité tant sur le niveau physico-chimique que organoleptique. Ce point coïncide avec un indice de maturité et la formation d’huile dans l’olive. Après un certain niveau de l’indice de maturité – qui est mesuré par la couleur du fruit – la qualité commence à baisser. 

Pour profiter d’une huile de la plus haute qualité, il est conseillé d’acheter de l’huile de l’année en cours et de ne jamais – si possible – utiliser de l’huile issue des millésimes antérieurs. L’huile est un jus et il est fortement recommandé de l’acheter fraîche si l’on veut éviter d’obtenir une huile qui a déjà perdu ses qualités et qui rancit plus rapidement.

Olives vertes – le moment parfait de récolte

Quelle est la différence entre une huile d’olive « normale » et une huile d’olive vierge et vierge extra ?

L’indice de maturité est l’une des différences entre une huile d’olive vierge et une huile d’olive vierge extra. Mais la principale différence réside dans l’état de santé du fruit. Si le fruit est affecté par des parasites et des maladies, l’huile qui en est extraite ne pourra pas être vierge extra – ce sera une huile vierge. Selon l’intensité des imperfections, l’huile sera vierge extra ou pas. Cela affecte la santé du fruit et l’indice de maturité. 

Lorsque les dommages subis par le fruit sont très importants, l’huile présente des défauts majeurs. Il s’agit de défauts organoleptiques – au niveau de l’arôme – et il y a aussi des défauts chimiques – l’acidité et les peroxydes sont altérés. Lorsque cette altération est importante, l’huile obtenue à partir de cette olive ne peut être mise en bouteille directement. Elle est acheminée vers une raffinerie, où l’odeur, la couleur et le goût sont éliminés par des procédés chimiques et physiques. L’altération chimique (acidité, etc.) est neutralisée avec des produits chimiques, tels que la soude par exemple. L’huile résultant de ce processus de raffinage est simplement appelée huile d’olive (ni vierge ni extra).

Une fois raffinée, cette huile reste une graisse neutre – tous les (poly)phénols et tous les arômes ont été détruits. En d’autres termes, les deux composantes qui classent les huiles ont été supprimées. Et, afin de pouvoir la conditionner pour que le consommateur puisse l’acheter, une petite quantité – entre 5 et 10 % – d’huile d’olive vierge ou  vierge extra est ajoutée. Sur l’étiquette, où les ingrédients sont indiqués, on peut lire : huile d’olive vierge (ou vierge extra) et huile d’olive raffinée. Par conséquent, cette huile ne contient qu’un petit pourcentage de 5-10% de jus d’olive, qui peut être vierge. Seuls les jus d’olive vierge et vierge extra sont considérés comme des jus d’olive – et ils sont mis en bouteille directement à partir du fruit.

Fait curieux : la composition chimique de l’huile d’olive vierge ou vierge extra en termes d’acides gras a exactement le même pourcentage que celle  de la graisse du lait maternel. Notre organisme est parfaitement adapté à ce type de graisses et elles peuvent donc être données à un bébé dès l’âge de six mois.

Pourquoi l’huile d’olive a-t-elle des défauts ?

Les ravageurs qui affectent les fruits, les fautes professionnelles lors de la transformation, la mauvaise récolte, les olives récoltées au sol – tout cela provoque des imperfections. Le climat et les températures sont des facteurs à prendre en compte également.

Les années où les oliviers souffrent de stress hydrique, les huiles ont une teneur plus élevée en polyphénols – elles sont plus amères et épicées et ont moins d’arôme. L’eau et les basses températures sont également importantes lors du contrôle de la qualité et la stabilité. Si l’olive gèle, les volatiles et les arômes agréables disparaissent. Le climat peut affecter positivement ou négativement l’olive et, par conséquent, l’huile peut être très différente d’une année à l’autre. 


Diférents états d’huiles d’olives

Pressé à froid : qualité supérieure ?

À l’heure actuelle, il existe très peu d’entreprises qui extraient l’huile « à l’ancienne » par le biais de presses. C’est une pratique obsolète qui produisait une huile avec moins d’arôme et moins de qualité. Maintenant, ce qui est utilisé, ce sont des systèmes de centrifugation. Aujourd’hui, ce qu’on appelait autrefois le pressage à froid est devenu l’extraction à froid.

Il existe un règlement qui établit que tout ce qui est extrait en dessous de 27 degrés celsius peut être appelé extraction à froid. Lorsque nous produisons des huiles très haut de gamme, nous travaillons à des températures beaucoup plus basses autour de 6 ou 7 degrés. Cependant cela ne s’applique pas à toutes les huiles vierge extra. Il existe des huiles d’olive vierge extra qui peuvent être travaillées à 28 ou 29 degrés, mais elle sera alors de moins bonne qualité, car l’intensité du caractère fruité sera généralement plus faible.

Il y a une température à partir de laquelle la qualité commence à diminuer, mais il faut savoir qu’il y a une différence entre la qualité maximale et la qualité minimale dans cette catégorie vierge extra.

Quelle est la différence entre une huile de culture conventionnelle et une huile de culture biologique ?

La différence entre l’un et l’autre réside dans le respect de l’environnement. Du point de vue de la qualité intrinsèque et de la saveur, aucune différence n’a été démontrée. Mais il y a un fait significatif qui peut nous donner un indice : au cours des dix dernières années, un grand nombre de finalistes ou même de lauréats (comme le lauréat de cette année du prix du ministère espagnol de l’agriculture, l’un des prix les plus prestigieux au monde) ont été pour des huiles biologiques. En outre, on observe que l’oléiculture biologique présente une meilleure tolérance aux parasites et aux maladies ainsi qu’une meilleure adaptation au changement climatique et au stress hydrique. Les arbres qui dépendent des produits chimiques développent beaucoup moins de défenses naturelles.



Combien de variétés d’olives existe-t-il ? 

Il existe des centaines de variétés d’olives. Dans la seule Communauté de Valence, par exemple, il existe 54 variétés autochtones, et plus de 74 variétés cultivées. Rien qu’en Espagne, il existe plus de 250 variétés. Les variétés varient en fonction du pays de culture et des zones de culture. Les variétés cultivées dans le monde entier sont des variétés à haut niveau de rusticité (ce qui leur confère une tolérance à certains types de sol, à différents types de climat, etc.). En général, l’olivier s’adapte à de nombreux types de sols et de climats, et peut donc être cultivé dans plusieurs pays. En Espagne, les principales variétés sont la Picual, la Hojiblanca, la Cornicabra et l’Arbequina, qui occupent la plus grande surface. En Italie, par exemple, les principales variétés sont la Coratina, la Moraiolo, la Frantoio ou la Leccino et en Grèce les variétés les plus populaires sont la Kalamata et la Koroneiki. 

Quelle est la meilleure variété ?

Dans les concours, il existe certaines variétés qui, en termes de niveau de polyphénols et de teneur en volatiles, sont presque toujours au top : Picual, Hojiblanca, Cornicabra, Coratina et Frantoio. Ce qui est apprécié dans une huile est sa complexité. Les notes de chaque variété sont très différentes : la Picual par exemple possède des notes très intenses et complexes qui, en bouche, sont généralement amères et épicées en raison de la teneur en polyphénols. D’autre part, une Arbequina peut également être très complexe, en fonction du système de traitement par exemple, mais elle est beaucoup moins amer et beaucoup moins piquante, car la teneur en polyphénols est plus faible. Le goût dépend fortement de la composition chimique. Normalement, les huiles qui ont une forte teneur en linoléique et en polyphénols sont des huiles intenses qui s’harmonisent très bien avec les aliments riches en goût et résistent très bien à l’oxydation et aux températures élevées. Avec des aliments plus doux, comme le poisson cuit à la vapeur, les fromages frais, les sauces, les desserts ou encore les salades, une huile douce sera plus adaptée. Pour la préparation d’une mayonnaise, on pourra utiliser une Arbequina ou une Sevillenca, des variétés qui ont un contenu linoléique élevé et qui donnent l’arôme de l’huile d’olive vierge extra sans trop altérer la saveur.

Comment savoir quelle variété acheter ? 

L’huile d’olive vierge extra est comme le vin – on ne se contente pas de déguster seulement une bouteille. Nous recommandons de goûter une huile de chacune des trois catégories, à savoir les trois types d’huile : verte amère, verte douce et fruitée et fruitée mature. En général, toute huile vierge extra est bonne. Au sein des vierge extra, vous pouvez aller vers des variétés très différentes pour découvrir les différences – avec una Picual, una Arbequina et una Cornicabra et vous avez trois variétés totalement différentes par exemple.

Lors de la dégustation, n’oubliez pas que l’amertume et l’acidité sont des attributs positifs car ils indiquent que l’huile contient des phénols. 

Un mythe populaire : peut-on frire avec de l’huile d’olive ?

Toutes les huiles contiennent des composés qui sont impropres à la consommation lorsqu’elles sont brûlées. Cependant, l’huile d’olive résiste bien aux températures élevées – l’huile vierge extra a un point de fumée (quand elle brûle) de 215 degrés celsius. Malgré cela, la température idéale est de 180 degrés et il est préférable de ne pas la dépasser. Vous pouvez frire l’huile d’olive vierge plusieurs fois (sans dépasser 210 degrés, température à laquelle l’huile peut brûler) sans que des composés polaires n’apparaissent. En revanche, l’huile de tournesol ne doit pas être frite autant de fois. En fait, le Dr Martínez-González, référence mondiale en matière de santé nutritionnelle et auteur de l’étude PREDIMED, recommande l’utilisation exclusive d’huile d’olive vierge ou vierge extra pour la cuisine (et en général). 

Entre autres, l’huile d’olive vierge (vierge extra) pénètre moins dans les aliments à frire (par rapport aux huiles de graines). Il ne faut pas oublier que lors de la friture, la fraction de polyphénols et les substances volatiles sont dégradées, de sorte que l’huile perd une grande partie de ses bienfaits. 

Elle peut aussi être utilisée pour faire des gâteaux, et si vous suivez un régime méditerranéen, elle est préférable au beurre. 

Le cas de l’huile non filtrée

L’huile non filtrée contient de l’humidité et des impuretés. Cela fermente et altère les caractéristiques physico-chimiques et organoleptiques de l’huile.  Les huiles vierge extra doivent être filtrées immédiatement. La durée de conservation d’une huile non filtrée est beaucoup plus courte, car son processus de fermentation commence après seulement un ou deux mois. La fermentation altère l’arôme, le goût et les composants chimiques de l’huile, ce qui la prive de l’étiquette « vierge extra « .En outre, elle contient de l’eau, ce qui signifie qu’il ne s’agit plus d’un pur jus d’olive.

Huile non filtrée (gauche) vs. huile filtrée (droite)


En cas de doute, faites-le nous savoir !

Written by Emmeline Hess

Emmeline Hess

Emmeline es experta en comunicación, vocación que ha estado ejerciendo durante más de 9 años en empresas con enfoque en la sostenibilidad.

Esta nueva podcaster es una gran aficionada a la comida, una preocupada por el cambio climático (aspirante a guerrera) y le gusta una buena discusión casi tanto como los perros.

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Le vaste monde des agrumes

Les agrumes regroupent toutes les espèces de fruits appartenant au genre Citrus, avec leur goût caractéristique sucré-acidulé et leurs propriétés nutritionnelles exceptionnelles. Ces fruits charnus sont principalement cultivés dans les régions subtropicales et tropicales, bien qu’ils s’adaptent et poussent dans presque toutes les régions du monde situées dans la zone des 40° de latitude – en Europe, il s’agirait de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Cette large répartition et cette capacité d’adaptation en ont fait l’une des catégories de fruits présentant la plus forte production et commercialisation à l’échelle mondiale. L’« Odyssée » des agrumes L’histoire des agrumes traverse de nombreuses cultures et époques. Selon la mythologie grecque, les jardins des Hespérides étaient peuplés de pommes d’or : aujourd’hui, nous savons qu’il s’agissait en réalité d’oranges. Dans la Chine antique, dès 2200 av. J.-C., ils étaient des symboles de prospérité. Sur la route de la soie, leur valeur résidait dans la prévention du scorbut. Le genre Citrus comprend non seulement les oranges, mais aussi les mandarines, les citrons, les citrons verts, les pamplemousses et d’autres variétés moins connues. Ils partagent tous une origine commune, située en Asie du Sud-Est, plus précisément dans la région de l’Himalaya. Leur domestication a généré un réseau génétique complexe, favorisant leur expansion. On pense que les citrons verts et les oranges amères sont originaires respectivement de l’est et du nord de l’Inde, tandis que les citrons pourraient être un hybride entre le cédrat et la mandarine. Les oranges douces proviennent peut-être du sud-est de la Chine et ont été introduites en Europe par les Romains. Les mandarines ont voyagé jusqu’au Japon le long du fleuve Yangtsé, et les pamplemousses se sont rapidement établis dans la péninsule malaise. Bien que retracer leur parcours soit difficile, la génomique et la biogéographie apportent certaines réponses, ainsi qu’une excellente leçon d’histoire. Un trésor nutritionnel En plus de sucres comme le glucose et le fructose, les agrumes constituent notre principale source de vitamine C, surtout en hiver. Ces valeurs sont généralement plus élevées pour les oranges que pour les mandarines, et nettement plus élevées dans le cas des fruits issus de l’agriculture biologique, pouvant être de 15 à 30 % plus élevées selon la variété. Il est également important de savoir que le jus d’orange ne contient que 25 % de la vitamine C contenue dans le fruit. Cependant, la vitamine C n’est pas le seul joyau nutritionnel des agrumes. Ces fruits sont aussi une excellente source de caroténoïdes, de xanthophylles ou de flavonoïdes qui non seulement donnent aux agrumes leur couleur orange caractéristique – voire rouge dans le cas des oranges sanguines – mais agissent également comme de puissants antioxydants et des précurseurs de la vitamine A. D’autres nutriments présents dans les agrumes comprennent l’acide folique, le potassium, le calcium et le magnésium, essentiels à la santé cardiovasculaire et osseuse ainsi qu’à la fonction musculaire. En outre, chaque espèce d’agrume a ses propres particularités nutritionnelles qui la distinguent des autres : par exemple, les citrons verts et les citrons sont particulièrement riches en acide citrique et en vitamine C, tandis que les pamplemousses offrent une bonne quantité de vitamine A. Les innombrables espèces et variétés d’agrumes La popularité des variétés modernes, qui offrent une meilleure rentabilité, sont mieux adaptées aux exigences du marché et aux conditions environnementales et sont plus résistantes aux maladies et aux ravageurs, finit par déplacer les variétés traditionnelles et indigènes. Parmi les principales espèces et variétés d’agrumes actuellement disponibles sur le marché, nous pouvons souligner les suivantes : Oranges (Citrus sinensis) Navelina : Cette variété est l’une des premières Navel à mûrir dans la saison, généralement disponible à partir de novembre. Les Navelina sont reconnaissables à leur petit « nombril » (ou « bellybutton ») et sont connues pour leur douceur, leur faible acidité et leur richesse en jus. Elles sont généralement prêtes à être consommées entre décembre et janvier. Navel de Foyos : Elles sont juteuses et présentent un bon équilibre entre douceur et acidité. Leur peau est épaisse et facile à peler, et elles ont le « nombril » caractéristique des oranges Navel. La saison de récolte de la Navel de Foyos commence généralement en novembre et dure jusqu’en janvier. Fukumoto : Il s’agit également d’une variété Navel précoce, connue pour sa taille petite à moyenne et sa couleur orange vif. Elle a un goût majoritairement sucré et une texture juteuse, avec une peau fine qui la rend facile à peler. La saison de récolte du Fukumoto est généralement d’octobre à décembre. Navel Powell : Elle se distingue par sa grande taille et son goût légèrement plus sucré. Sa peau est un peu plus épaisse que celle des autres variétés Navel, ce qui contribue à prolonger sa durée de conservation. La saison de récolte de la Navel Powell s’étend généralement de février à avril. Washington Navel : C’est peut-être la variété d’orange Navel la plus connue et la plus cultivée. Elle se caractérise par sa grande taille, sa jutosité et son équilibre entre douceur et acidité. Sa peau est épaisse et facile à peler, et elle possède un « nombril » marqué. Sa saison de récolte commence en novembre et peut se prolonger jusqu’en mars. Navel Lane Late : Une variété tardive d’oranges Navel, la Navel Late est récoltée du printemps au début de l’été. Ces oranges sont grosses, juteuses et ont une saveur équilibrée, légèrement plus sucrée que les oranges Navel. Elles sont idéales à consommer fraîches et conservent leur qualité plus longtemps. Leur saison se situe entre mars et avril. Salustiana : Connue pour sa forte teneur en jus et son goût sucré, la Salustiana a une peau fine et est facile à peler. Cette variété est moins acide que d’autres oranges et a une saison de récolte de la mi-hiver au printemps, environ de janvier à mars. Valencia Midnight : Variante de l’orange Valencia, la Valencia Midnight mûrit plus tard dans la saison, offrant un jus riche et sucré, idéal pour la production de jus d’orange. Sa saison de récolte s’étend d’avril à mai. Valencia Late : Autre variété tardive de la célèbre orange Valencia, elle se distingue par sa grande taille. Sa saison de récolte s’étend d’avril à juillet, ce qui en fait l’une des dernières oranges disponibles sur le marché chaque saison. Tarocco : L’une des variétés d’oranges sanguines les plus populaires. La Tarocco est appréciée pour sa chair rougeâtre distinctive et son profil aromatique sucré avec des notes de baies. Elle est riche en antioxydants, notamment en anthocyanes, qui lui donnent sa couleur rouge. Sa saison de récolte va de janvier à mai. Moro : Autre variété remarquable d’orange sanguine, célèbre pour sa couleur rouge intense tant dans la chair que dans la peau, elle est très appréciée en cuisine gastronomique. Sa saveur est proche de celle de la Tarocco, avec une légère touche d’acidité. Cette variété est connue pour sa forte teneur en anthocyanes, les pigments qui lui confèrent sa couleur caractéristique et ses antioxydants. La saison de récolte de la Moro couvre les mois de janvier et février de chaque année. Mandarines (Citrus reticulata) Gold Nugget : La mandarine Gold Nugget, nommée ainsi en raison de sa peau rugueuse – qui lui donne cet aspect imparfait que nous aimons tant – et de sa couleur dorée, est une variété appréciée pour sa douceur et sa jutosité, avec une touche d’acidité. La peau de la Gold Nugget est un peu épaisse, mais reste facile à peler. Sa saison de récolte est tardive, débutant généralement en mars et pouvant durer jusqu’à fin mai. Satsuma : Originaire du Japon, la mandarine Satsuma est une variété sans pépins, très sucrée et juteuse, avec un niveau d’acidité plus élevé que d’autres mandarines et clémentines. Sa peau verdâtre est légèrement plus épaisse mais facile à peler. La saison de récolte de la Satsuma est précoce, commençant en automne (environ d’octobre à décembre) et faisant d’elle l’un des premiers agrumes à arriver sur le marché chaque année. Tango : La mandarine Tango est une variété très populaire et de grande qualité originaire de Californie. C’est une mandarine sans pépins au goût excellent, qui se distingue par une douceur intense. La peau est fine et lisse, orange vif et facile à peler. Sa saison commence en janvier et dure jusqu’en avril. Nardocot : Cette variété, originaire du Maroc, se caractérise par une taille moyenne et une peau fine, facile à peler. La Nadorcott a l’avantage de bien se conserver sur l’arbre, ce qui permet de prolonger sa saison de récolte. Elle est également résistante à l’alternance, ce qui signifie qu’elle produit une bonne récolte année après année. Comme la variété Tango, elle est récoltée entre janvier et avril. Clemenvilla : Également connue sous le nom de Nova, elle se caractérise par une excellente qualité de jus et une facilité d’épluchage. Les Clemenvilla sont plus grosses que les clémentines communes et ont une forme légèrement allongée. Sa saison de récolte va de la mi-hiver au début du printemps, environ de décembre à mars. Orogros : De taille moyenne à grande, avec une peau dont la couleur varie du jaune à l’orange. Son goût est un mélange équilibré de douceur et d’acidité. La peau est un peu plus épaisse que celle d’une mandarine ordinaire, mais reste facile à peler. La saison de récolte de l’Orogros est généralement de janvier à mars. Tardivo di Ciaculli : Originaire de Sicile, en Italie, cette variété tardive est connue pour son goût exceptionnellement sucré et son arôme intense. Le Tardivo di Ciaculli a une peau fine et une forme légèrement aplatie, avec une saison de récolte plus tardive que celle d’autres mandarines, généralement de fin février à avril. Ortanique : La variété ortanique vient de Jamaïque ; son nom indique « OR » (orange) orange, « TAN » (tangerine) mandarine et « IQUE » (unique), ce qui nous dit qu’il s’agit d’un hybride entre mandarine et orange. Elles sont de taille moyenne à grande, avec une forme quelque peu aplatie, et ont une forte teneur en jus d’une couleur orange intense. Elles sont de saison entre février et mars. Orri : La mandarine Orri est une variété relativement récente et de très haute qualité, originaire d’Israël. Elle se distingue par un goût exceptionnellement sucré et un faible niveau d’acidité, ce qui en fait l’une des variétés les plus appétissantes du marché. L’Orri a une peau fine et brillante, est facile à peler et contient peu ou pas de pépins. La saison de récolte de l’Orri est en mars. Clémentines (Citrus x clementina) Les clémentines, souvent considérées comme un type de mandarine, ont tendance à être un peu plus sucrées, à peau plus fine et légèrement plus petites que les mandarines. Clemenules : Ces clémentines ont un goût fortement sucré, ce qui les rend particulièrement appréciées pour la consommation directe. Leur peau est fine et facile à peler. En termes de taille, elles ont tendance à être plus grosses que les clémentines communes. La saison de récolte des Clemenules s’étend de novembre à la fin décembre. Clémentine commune : Cette variété est la plus traditionnelle et la plus connue des clémentines. Elle se caractérise par une taille petite à moyenne, une peau orange vif et une grande facilité d’épluchage. La clémentine commune présente un équilibre parfait entre douceur et acidité, et convient aussi bien à la consommation fraîche qu’au jus. Sa saison de récolte s’étend généralement de novembre à janvier. Tangold : Aussi connue sous le nom de Seedless Tango, c’est une variété sans pépins développée récemment. Elle se distingue par sa couleur orange intense, tant dans la peau que dans la pulpe. Sa saveur est sucrée, avec une texture juteuse et ferme. La peau est facile à peler et sa taille est moyenne. La saison de récolte du Tangold est généralement de la fin de l’hiver au début du printemps, environ de février à avril. Caffin : Une variété précoce, connue pour sa petite taille et sa forme légèrement allongée, offrant un bon équilibre entre douceur et acidité. Sa saison de récolte est précoce, commençant en octobre et s’étendant jusqu’en décembre. Oronules : La clémentine Oronules est l’une des premières à être commercialisées, car elle est parmi les plus précoces à atteindre son point optimal de consommation. Elle est petite, d’une attractive couleur orange rougeâtre et peu acide. Elle a une peau très fine, ce qui la rend facile à peler. Sa saison s’étend d’octobre à la fin novembre. Corse ou « Fine de Corse » : La clémentine de Corse, originaire de l’île de Corse en France, est une variété très appréciée pour sa qualité exceptionnelle. Elle se caractérise par un goût intensément sucré. Elle a une peau fine et une bonne quantité de jus. Les clémentines corses sont très valorisées sur les marchés européens et leur saison de récolte et disponibilité sur le marché commence généralement vers novembre et peut s’étendre jusqu’à la fin décembre. Citrons (Citrus limon) Verna : Cette variété de citron est typique d’Espagne, avec un cycle de production tardif. Elle a une grande taille, une peau épaisse et est très juteuse. Elle est moins acide que d’autres variétés et est largement utilisée pour la production de jus. Elle est principalement récoltée au printemps et en été, ce qui signifie que sa disponibilité est la plus élevée entre les mois d’avril et août. Fino ou Primofiori : Aussi connu comme citron commun ou mesero, c’est l’une des principales variétés cultivées dans le monde. Il se caractérise par une peau fine et une forte teneur en jus, avec un équilibre parfait entre acidité et douceur. Il est généralement récolté de l’automne au début du printemps, avec une disponibilité maximale entre octobre et mars. Femminello : Originaire d’Italie, c’est l’une des variétés les plus appréciées et les plus répandues dans la région méditerranéenne. Elle se distingue par sa forte teneur en huile essentielle dans l’écorce, ce qui la rend idéale pour la production de limoncello et d’autres produits aromatisés. Ce citron a une saveur classiquement acidulée, avec une peau fine et une forme légèrement allongée. Sa saison s’étend sur la majeure partie de l’année. Pamplemousse (Citrus paradisi) Rio Red : Originaire du Texas, ce pamplemousse est connu pour sa saveur sucrée et légèrement acidulée. La saison de récolte du Rio Red s’étend de la fin de l’automne au printemps, ce qui en fait l’un des pamplemousses les plus recherchés pendant cette période. Star Ruby : Le Star Ruby a la chair la plus rouge de toutes les variétés de pamplemousse. Il est connu pour sa jutosité et sa douceur, et contient une plus faible quantité de pépins. Sa saison de récolte est similaire à celle des variétés Ruby Red et Rio Red. Autres espèces et variétés d’agrumes Citron vert (Citrus aurantiifolia) Connus pour leur saveur moins acide et plus florale, les citrons verts sont plus petits et verts. Ils sont souvent utilisés dans les boissons et cocktails, ainsi que dans les recettes qui nécessitent une touche d’agrume douce. En général, la meilleure période de l’année pour trouver des citrons verts frais se situe approximativement de juin à septembre. Main de Bouddha (Citrus medica var. sarcodactylis) Ce fruit est très remarquable

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Encore une fois, une COP qui déçoit

La COP30, qui s’est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém au Brésil, aurait dû marquer un tournant. Dix ans après l’Accord de Paris et à la veille d’un monde en surchauffe, l’enjeu était clair : passer des promesses à la mise en œuvre. Mais, une fois encore, les attentes se sont heurtées à la réalité d’un processus diplomatique au bord de l’impasse.“Assez parlé, il est temps de passer à l’action”, a prévenu le président brésilien Lula qui accueillait l’événement. Quinze jours et 30 COP plus tard, où en est-on ? Ce qu’il s’est passé Lors de la COP30, les négociations se sont focalisées sur plusieurs volets clés : l’adaptation des pays vulnérables, le financement climatique, et (très attendu) un engagement sur la sortie des combustibles fossiles. Le texte final, baptisé « Mutirão » (mot issu des langues tupi-guarani, parlées en Amérique du Sud, et qui désigne une collectivité s’attelant à une tâche commune.), a obtenu un soutien large, mais très critique. Il appelle à « des efforts pour tripler les financements d’adaptation d’ici à 2035 » mais ne précise ni montants fermes ni calendrier contraignant. Il ne comporte pas de feuille de route obligatoire pour la sortie du charbon, du pétrole et du gaz, faute d’un consensus. Le commissaire climat de l’Union européenne, Wopke Hoekstra a résumé le résultat par une formule sévère : « Ce texte n’est en aucun cas à la hauteur de l’ambition dont nous avons besoin en matière d’atténuation. ». En clair, la COP30 n’a pas échoué dans sa totalité. Elle n’a pas annulé tous les engagements, mais elle a bel et bien raté l’occasion de les rehausser dans un contexte d’urgence climatique. Pourquoi nous restons sur notre faim Après trente conférences climatiques, on a l’impression de répéter indéfiniment les mêmes démarches tout en espérant, à chaque fois, un résultat différent. Effectivement, chaque COP affiche un vaste programme, de grandes ambitions, des discours flamboyants… pour terminer avec un texte « écrit » parce que les États ne veulent pas d’un échec total, (surement par crainte d’un abandon du multilatéralisme). Mais les décisions majeures sont repoussées, affaiblies, rendues non contraignantes. Dans le contexte du quotidien de nos agriculteurs, de nos petits producteurs, et de nos communautés engagées pour un système alimentaire juste, transparent et résilient, cela pose question. Car les déclarations « il faut passer à l’action » se succèdent, mais qui passe réellement à l’action ? Qui, au-delà des rapports et des plateaux TV, opère concrètement un changement structurel ? Encore une fois, la forme (le discours, la conférence, l’image) semble l’emporter sur le fond (les engagements fermes, les moyens, la mise en œuvre). Notre secteur: l’agriculture, l’alimentation juste et les filières courtes attendait de ces négociations qu’elles portent une impulsion plus affirmée : une sortie crédible des énergies fossiles et des intrants chimiques pour libérer des ressources vers la transition agroécologique ; une reconnaissance que la biodiversité et la santé des sols ne sont pas des options, mais des clés essentielles pour un futur résilient. Mais au final, la COP30 démontre encore que le modèle diplomatique international reste prisonnier de compromis, de petites avancées et de marges floues. En conclusion : faut-il encore croire aux COP? Oui, parce que le cadre reste important, il n’y a pas d’alternative crédible au multilatéralisme. Mais soyons lucides : depuis tant d’années, nous revivons la même boucle : ambitions affichées → négociations longues → texte poli mais peu contraignant → report des véritables décisions à la prochaine COP. Faire toujours la même chose et attendre un autre résultat n’est plus acceptable. Il est temps de réclamer des objectifs contraignants et vérifiables, une mise en œuvre rapide des engagements en matière de sols, d’alimentation, de biodiversité. Sinon, nous resterons spectateurs d’un théâtre qui drape de vert l’immobilisme.  Et pendant ce temps, les territoires, les agriculteurs, les petites fermes, les consommateurs engagés, construisent déjà l’alternative. La véritable question n’est donc plus de savoir quoi faire, mais à quelle vitesse nous pouvons le faire. Serons-nous capables de déployer ces solutions plus rapidement que les impacts climatiques n’avancent ? C’est cette course dans laquelle nous sommes engagés.

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