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Sur le terrain

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Publié Mars 2026

Cécile à la ferme : 12 heures de la vie d’une belle rousse de Touraine

Ambiance United colors of Benetton à la ferme de Duterie. Depuis 4 générations, Prim’Holstein, Montbéliardes, Normandes et Brunes des Alpes mais aussi poules pondeuses, moutons, cochons, lapins, chevaux font vivre les paysages de Touraine. Du matin au soir et du soir au matin, Cécile s’occupe de son arche de Noë. Récit d’une journée ordinaire plutôt archi chargée.

(1) Le réveil est difficile et les matinées sont fraiches mais il faut bien y aller ! Et avant le p'tit déj on commence pas nourrir les petits, une dizaine de seaux à préparer à chaque fois....

7h : le réveil est difficile et les matinées sont fraiches mais il faut bien y aller ! Et avant le p’tit déj’ on commence par nourrir les petits, une dizaine de seaux à préparer à chaque fois…

 

(2) et pendant qu'on a le dos tourné certains en profite, à défaut d'avoir une tétine en plastique !

Pendant qu’on a le dos tourné certains en profitent, à défaut d’avoir une tétine en plastique !

 

(3) 7h-8h30 c'est la traite pendant ce temps là, les vaches le savent et se laissent faire et après hop elles retournent aux prés car pour faire de bons fromages, il faut du bon lait. Elles reviendront à la salle de traite le soir.

7h-8h30 : pendant ce temps là, c’est la traite. Les vaches ne rechignent jamais. Une fois l’opération terminée, elles retournent aux prés brouter. Elles reviendront à la salle de traite le soir.

 

(4) Je nourris les "fifilles", avec des granulés et du foin. Les génisses ne mangent pas encore dans les prés, on préfère les garder au chaud das leur première année.

Je nourris les « fifilles », avec des granulés et du foin. Les génisses ne mangent pas encore dans les prés, on préfère les garder au chaud pendant leur première année.

 

(5) A force de nourrir ça nous donne faim, 8h30 petit déjeuné avec bien sur un bol de lait ! Pratique qu'en nous en avons du frais tout les matins, plus qu'a y retourner le ventre plein !

8h30 : à force de nourrir les bêtes, ça nous donne faim. Petit déjeuner avec un bol de lait bien sûr. Pratique quand on en a du frais tout les matins. Le bol est vidé ? On y retourne le ventre plein !

 

(6) Jour de chantier aujourd'hui ! Récolte du mais pour en faire de l'ensilage, les vaches en raffolent ! C'est papa qui s'occupe de le tasser pour que ça fermente bien....

Jour de chantier aujourd’hui ! Récolte du maïs pour en faire de l’ensilage, les vaches en raffolent. C’est papa qui s’occupe de le tasser pour que ça fermente bien…

 

(7) ...et moi qui aide parce que le tracteur ça ne peut pas aller partout ! C'est du boulot, ça dure une journée entière mais on prépare la nourriture des vaches pour l'année donc on fait ça bien

… Et moi qui aide parce que le tracteur ça ne peut pas aller partout ! C’est du boulot. Ca dure une journée entière mais comme on prépare la nourriture des vaches pour une année complète, on essaie de faire ça bien.

 

(8) y'a les collègues qui viennent aider à faire la navette entre le champs et la ferme...

Et puis, il y a les collègues qui viennent aider à faire la navette entre le champ et la ferme…

 

(9) toujours avec Aztec,notre fox, qui demande à chaque fois de monter dans les tracteurs....on ne sait pas trop pourquoi vu qu'il s'y endort à chaque fois !

Cherchez Aztec notre fox, qui demande à chaque fois à monter dans le tracteur… On ne comprend pas trop pourquoi vu qu’il s’y endort systématiquement.

 

(10) pas le temps de s'arrêter, on enchaîne avec les autres animaux à s'occuper et surtout lever les oeufs !

Pas le temps de s’arrêter, on enchaîne. Il faut s’occuper des autres animaux et surtout ramasser les oeufs.

 

(11) les poules, des animaux très curieux. On mélange les couleurs pour avoir une jolie palette dans nos boites à oeufs. On leur met un gros stock des nourritures mais parfois elles sont besoin de complément, ça permet aussi de voir si tout va bien...

Elles sont tellement curieuses les poulettes. En même temps, c’est pratique ça permet de vérifier que tout va bien. On mélange des races de couleurs différentes pour obtenir une jolie palette dans nos boîtes à oeufs.

 

(12) L'avantage de vivre dans une ferme est que l'on peut joindre le travail et les loisirs, Je vous présente donc Aribelle, 4 ans, fille de percheron avec son bonnet anti-mouche.

L’avantage de vivre dans une ferme est que l’on peut joindre le travail et la récréation. Je vous présente donc Aribelle, 4 ans, fille de percheron avec son bonnet anti-mouche.

 

(13) on s'émerveille encore dans notre métier avec ce qui nous entoure comme avec ce "petit" pied de maÏs de plus de 3 mètres de haut !

Et puis dans notre métier, on s’émerveille encore tous les jours. Vous avez vu ce pied de maÏs de plus de 3 mètres de haut !

 

(14) Nous avons aussi des imprévus, je me sauve de l'ensilage pour aller voir si tout vas bien pour Ficaire et son petit garçon ! Nous les laissons toute la journée ensemble, on fait confiance à la vache elle s'en occupera très bien !

La vie à la ferme est aussi faite d’imprévus. Allez je quitte l’ensilage pour aller voir si tout va bien pour Ficaire et son petit veau.

 

(15) dès que le petit né, on s'en approche rapidement pour l'apprivoiser, ce sera plus simple pour s'en occuper quand il sera plus grand, il n'aura pas peur de nous.

Dès que le petit pointe son museau, je m’en approche rapidement pour l’apprivoiser. Quand il sera plus grand, il n’aura pas peur de nous et on pourra mieux s’en occuper.

 

(16) première grosse journée d'ensilage enfin terminée ! Tout le monde sur le pont pour filer un coup de main pour mettre le premier film plastique...très pratique à installer avec le vent !

Première grosse journée d’ensilage enfin terminée.  Reste à mettre le premier film plastique. Tout le monde est sur le pont pour filer un coup de main. Ca tombe bien parce qu’avec le vent qui souffle, on n’est pas rendu.

 

(17) ensuite couche de bâche et de filet et plus qu'a attendre ! 21h fini, dans des journées comme ça, on invite les collègues ) partager le repas que je préfère garder pour nous pour éviter les jaloux....

21h terminé. Ouf ! Après des journées comme ça, on invite les collègues à partager le repas. Je préfère taire ce que l’on a mangé, vous seriez trop jaloux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Written by Agnes Guespin

Agnes Guespin

Pourquoi Agnès participe-t-elle à ce blog ? Parce qu’elle aime écrire ? Non, pas vraiment. Elle préfère scruter la nature, s’en émerveiller et apprendre. Pour nous parler de sa famille, ses chats et ses poules ? Non plus ! Si cette pétillante tourangelle écrit pour nous, c’est parce qu’elle aime partager ses rencontres et ses expériences.

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3 min

L' »Allemand fou » 40 ans plus tard

Si vous accompagnez Friedrich dans sa propriété près de Gibraleón, vous n’entendrez qu’une chose : un concert tonitruant de chants d’oiseaux. Mais derrière cette idylle se cache une décision radicalement non conventionnelle prise il y a longtemps. Aujourd’hui certifié Demeter depuis 1994, il prouve que sa « folie » est la seule réponse logique à la crise de nos sols. Il y a quarante ans, Friedrich est tombé amoureux du domaine « Finca Jelanisol-Montebello » lors d’une visite en Espagne. À l’époque, il travaillait pour un intermédiaire pour des fruits et légumes produits de manière conventionnelle. Deux choses se sont produites qui l’ont fait réfléchir : Un ami lui a offert un livre sur la permaculture de Bill Mollison, qui l’a inspirée. Il visitait un champ en Italie et cherchait désespérément des vers de terre dans le sol. Lorsque l’agriculteur lui confirme qu’il n’y a pas de vers de terre « parce qu’il n’y en a pas besoin », Friedrich commence à réfléchir. Une vision globale : tout est connectéPour Friedrich, l’agriculture n’est pas un processus isolé, mais fait partie d’un tout. Il a une vision très holistique et philosophique du monde, dans laquelle tout – du microbiome du sol au consommateur – est lié. Pour lui, sa ferme n’est pas seulement un lieu de production, mais un organisme vivant dans lequel les hommes et la nature coexistent en harmonie. Il pense qu’une société pacifique ne peut émerger que si nous produisons en harmonie avec la nature. Si nous le faisons correctement, il y a assez pour tout le monde ; il suffit de ne pas détruire les bases. L’un des principaux moteurs de l’œuvre de Friedrich est une profonde inquiétude quant à l’état de notre alimentation moderne. Il explique que de nombreux aliments que nous consommons aujourd’hui sont « vides ». Il fait référence aux produits de l’agriculture conventionnelle qui, en raison des pesticides et d’un stockage prolongé, n’ont plus aucune valeur nutritionnelle significative. Il suit le principe « sol sain = personne saine ». Seule une terre vivante et régénérée peut produire des fruits qui nourrissent réellement le corps. L’une des premières choses que Friedrich a faites a été de créer un grand étang, non pas pour l’irrigation de la ferme, mais uniquement et exclusivement pour les oiseaux, les grenouilles, les canards et les poissons. Lorsqu’il pleut beaucoup, l’eau s’y écoule. Ils produisent eux-mêmes l’engrais organique à l’aide de micro-organismes et alimentent les arbres en minéraux en continu grâce à l’irrigation au goutte-à-goutte.

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La science derrière le sucre

Nous avons rendu visite à Antonio du domaine « Sicilian Passion » en Sicile. Dans une région traditionnellement connue pour ses agrumes, Antonio a décidé il y a quelques années de suivre une autre voie : il cultive des fruits de la passion (et même des papayes !). La détermination précise du moment de la récolte est un élément crucial de notre collaboration. Nos équipes effectuent des mesures de sucre directement sur le terrain. Un réfractomètre permet de déterminer la valeur Brix et de s’assurer que les fruits ont atteint la maturité physiologique et le profil aromatique requis. La récolte ne commence qu’une fois ces seuils atteints. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir notre collègue Angelo prendre ces mesures. C’est très amusant, car vous vous projetez littéralement dans l’avenir. Caractéristiques de maturation et étymologieUne qualité importante du fruit de la passion est la texture de sa peau. Contrairement à de nombreux fruits, la règle est la suivante : plus les rides du fruit sont prononcées, plus sa teneur en sucre est élevée. En raison d’une légère évaporation au cours du processus de maturation, le sucre du fruit se concentre à l’intérieur, tandis que l’acidité diminue subtilement. Il y a deux récoltes par an, l’une pendant les mois d’hiver et l’autre pendant les mois d’été. C’est surtout en été que les fruits sont plus « ridés », car le liquide s’évapore plus rapidement sous l’effet de la chaleur. Saviez-vous que le nom « fruit de la passion » est dérivé de l’iconographie chrétienne ? Au XVIe siècle, les missionnaires espagnols ont interprété la structure complexe de la fleur comme un symbole de la Passion du Christ. Les filaments de la fleur étaient associés à la couronne d’épines, les trois stigmates aux clous de la croix et les cinq étamines aux plaies. Dans la galerie, vous trouverez une photo où cela est très clairement visible.

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Rouge sang et extrêmement délicieux

Pourquoi les oranges sanguines ne sont pas forcément toutes rouge sangNous avons visité la Sicile et rencontré Danilo d’AranceBio dans un champ où la récolte d’oranges sanguines était à son apogée. Vous pouvez non seulement voir les oranges mûres suspendues aux arbres, mais aussi les sentir. Le ciel est bleu, les arbres et la prairie sont verts, et les oranges pendent comme de petites lanternes dans les arbres. Le temps est ensoleillé mais très frais – même en Sicile, c’est l’hiver. C’est exactement le bon moment pour que les oranges mûrissent. Il faut un mélange de journées chaudes et de nuits fraîches pour que se développe l’anthocyanine, le pigment qui donne à la pulpe sa couleur rouge. Si les nuits sont trop chaudes, le pigment ne peut pas se former et votre orange sanguine risque d’être plus orange que rouge, mais tout aussi savoureuse. Danilo cultive deux variétés différentes : la Moro, qui est un peu plus acide et dont la chair est d’un rouge profond (s’il fait assez froid !) et la Tarocco, qui est un peu plus sucrée et très douce. C’est un peu comme un enfant qui ouvre un œuf Kinder. De l’extérieur, vous ne pouvez pas savoir si le fruit sera rouge ou simplement orange. Compte tenu de l’augmentation des périodes de sécheresse, Danilo s’appuie sur une couverture végétale permanente. Ce tapis naturel protège le sol et sert de réservoir d’eau, stockant l’eau précieuse pendant les périodes de sécheresse – préservant ainsi la résilience de la nature. Nous avons évidemment dû demander ce que nous devions manger en Sicile, et Danilo nous a recommandé deux plats : les traditionnelles Pasta con le Sarde (quoi d’autre ?!) et ces boulettes de riz frites appelées Arancini.

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