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Publié Février 2026

Je suis un sceptique. Voici pourquoi et voici comment.

Normand Baillargeon est professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal. Militant libertaire, ardent défenseur de la méthode scientifique, il a publié de nombreux livres, est apparu dans plusieurs documentaires et anime une chronique philosophique chaque semaine sur Radio-Canada. Nous lui avons demandé son avis sur les relations, parfois conflictuelles, qui existent entre la science et l’écologie. Voici sa réponse…

Normand Baillargeon, qui enfile ses lunettes (ça ne rigole plus).
Normand Baillargeon, qui enfile ses lunettes (ça ne rigole plus).

  * * * * * 

Commençons par une petite énigme. Linda a 31 ans. Elle est célibataire, s’exprime avec facilité et est très brillante. Linda a étudié la philosophie à l’université et, durant ses études, elle a milité contre diverses formes de discrimination et pour plus de justice sociale. Elle a également pris part à plusieurs manifestations contre le nucléaire. Laquelle des deux propositions suivantes est selon vous la plus probable ?

a) Linda travaille au guichet dans une banque

b) Linda travaille au guichet dans une banque et milite activement dans le mouvement féministe

On a établi que la plupart des gens répondent b), alors que la bonne réponse est a). En effet, logiquement, Linda travaille plus probablement au guichet dans une banque puisque cette possibilité comprend le cas de figure de la deuxième réponse, et d’autres encore.

Si vous vous êtes trompé, rassurez-vous : vous êtes comme quelque 90% des gens qui, semble-t-il, succombent à ce qui est un sophisme de la conjonction des probabilités. Ce sophisme est un exemple de ce qu’on appelle des biais cognitifs. Il en existe un grand nombre et les travaux qu’on leur a consacrés sont passionnants. Ils ont aussi, on le devine, de grandes et parfois troublantes retombées pratiques. En voici une.

On a montré qu’un chiffre lu ou entendu, même s’il n’a pas de rapport direct avec ce qu’on va vous demander ensuite d’estimer tend, selon qu’il est plus petit ou plus grand, à faire tendre vers lui l’estimation que vous donnerez. Vous savez, cette bouteille hors de prix et que personne ne commande jamais sur la carte des vins du restaurant ? Sa présence s’explique peut-être ainsi.

J’appartiens à un groupe informel de gens qui se décrivent comme des sceptiques scientifiques (1) et ces travaux sur les biais cognitifs sont pour nous précieux et éclairants (2). Ils nous rappellent à quel point nous sommes sujets à l’erreur, et que chacun de nous peut même être, pour lui ou pour elle-même, la personne la plus facile à tromper. Je voudrais vous dire un mot de ce scepticisme.

 

"Nous sommes sujets à l’erreur, et chacun de nous peut même être, pour lui ou pour elle-même, la personne la plus facile à tromper."
« Nous sommes sujets à l’erreur, et chacun de nous peut même être, pour lui ou pour elle-même, la personne la plus facile à tromper. »

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Le scepticisme scientifique contemporain

Le scepticisme est un vaste fleuve d’idées qui a irrigué la pensée occidentale depuis les sceptiques de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Durant ce long développement, il a pris des formes diverses.

Pour les sceptiques de l’Antiquité grecque, il a surtout été un moyen d’atteindre, devant le chaos du monde et l’incertitude de nos jugements, un idéal moral de tranquillité de l’âme (appelé ataraxie) ; il fut plus tard, par exemple chez Montaigne, une attitude de réserve devant l’incertitude du savoir et la diversité des mœurs et des opinions. Au XVII ème siècle, il fut un puissant aiguillon et un précieux allié de la pensée scientifique naissante. De tout temps, mais plus encore depuis le Siècle des Lumières, il a été une arme redoutable pour combattre le dogmatisme et l’obscurantisme, notamment religieux.

Au XXème siècle, alors que la science empirique et expérimentale est constituée depuis déjà trois siècles, le scepticisme se fait volontiers son critique compagnon de route : il devient pourfendeur des croyances irrationnelles et de la pseudoscience, à laquelle il peut arriver même à des scientifiques de céder (3). Il propose ainsi une indispensable hygiène de l’esprit. À ce titre, il intéresse à la fois le scientifique et le citoyen et peut prétendre apporter une précieuse contribution à la santé et à la vigueur du débat démocratique. Ce mouvement sceptique intervient dans l’espace public, dénonce, parfois avec humour, mais aussi avec le plus de sérieux et de compétence possible, les théories et idées pseudo-scientifiques, paranormales et plus généralement irrationalistes.

La biodynamie : science, pseudo-science, ou découverte mystérieuse ?
La biodynamie : science, pseudo-science, ou découverte mystérieuse ?

Ce que j’appellerais l’attitude épistémique générale des sceptiques est antidogmatique et faillibiliste. Elle considère que le savoir humain doit renoncer à ce mirage de la certitude métaphysique ; elle convient que ce que nous savons est révisable et provisoire ; mais elle pense aussi que certaines théories ou croyances sont plus probables, voire infiniment plus probables, que d’autres et que nous devons en tenir compte, notamment dans la prise de décision individuelle et collective.

Le ou la sceptique scientifique cherche à maintenir ce que Carl Sagan appelait un «délicat équilibre» entre cette tendance «qui nous pousse à scruter de manière inlassablement sceptique toutes les hypothèses qui nous sont soumises», d’une part, et «celle qui nous invite à garder une ouverture aux idées nouvelles», de l’autre. Si vous n’êtes que sceptique, disait Sagan,  «aucune idée nouvelle ne parvient jusqu’à vous ; vous n’apprenez jamais quoi que ce soit de nouveau ; vous devenez une détestable personne convaincue que la sottise règne sur le monde – et, bien entendu, bien des faits sont là pour vous donner raison. D’un autre côté, si vous êtes ouvert jusqu’à la crédulité et n’avez pas une once de scepticisme en vous, alors vous n’êtes même plus capable de distinguer entre les idées utiles et celles qui n’ont aucun intérêt. Si toutes les idées ont la même validité, vous êtes perdu : car alors aucune idée n’a plus de valeur.(4)»

"Si toutes les idées ont la même validité, vous êtes perdu : car alors aucune idée n’a plus de valeur." - Carl Sagan (1934 - 1996), astronome américain
« Si toutes les idées ont la même validité, vous êtes perdu : car alors aucune idée n’a plus de valeur. » – Carl Sagan (1934 – 1996), astronome américain

La recherche de cet équilibre passe crucialement par la demande de preuves, d’arguments et de raisons qui justifieraient notre adhésion à une idée qu’on nous présente. Le ou la sceptique entend proportionner son adhésion à ces justifications. Il ou elle entend aussi demander ces justifications à proportion de l’extraordinaire de l’assertion : des affirmations ordinaires peuvent en effet être acceptées par des justifications ordinaires, mais des affirmations extraordinaires, elles, demandent des justifications qui elles aussi sortent de l’ordinaire.

Le ou la sceptique entend déployer cette attitude partout, dans toutes les sphères de la vie et commande donc une éthique particulière qui n’est pas sans avoir de profondes répercussions sociales et politiques, dès lors qu’on admet que nombre de nos institutions ont pour vocation de convaincre, de faire adhérer à des idées dont la validité n’est pas systématiquement établie ou qu’on ne nous donne pas les moyens d’évaluer : la propagande politique, le marketing, la publicité, un mode de production fondé sur la recherche du profit, viennent ici immanquablement en tête.

"Nombre de nos institutions ont pour vocation de convaincre [...] : la propagande politique, le marketing, la publicité, un mode de production fondé sur la recherche du profit...
« Nombre de nos institutions ont pour vocation de convaincre […] : la propagande politique, le marketing, la publicité, un mode de production fondé sur la recherche du profit… »

Compte tenu de ce qui précède, on aura compris qu’une question d’une cruciale importance pour le sceptique est d’identifier ces critères, ces moyens par lesquels on jugera que les justifications données en faveur d’une idée, d’une croyance, d’une théorie sont bonnes ou non.

Voici quelques outils que les sceptiques utilisent pour ce faire.

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Conclusion

Il pourra être instructif de s’amuser à évaluer par ces modèles et stratégies toutes sortes d’assertions. En voici quelques-unes que je vous soumets :

  • La biodynamie
  • L’influence de la lune sur les plantes (interdiction totale de jardiner pendant les nœuds lunaires)
  • Les effets bénéfiques de certains aliments: légumes détox à la mode, probiotiques, spiruline, levures, l’ail
  • Les bienfaits allégués de certains régimes (sans gluten, sans lactose, etc.)
  • Diverses allégations du crudivorisme
  • Diverses allégations relatives au pranisme

À vous de jouer. À vous, puisque finalement la première des maximes du scepticisme tel que je l’ai défendu pourrait bien être celle qu’Emmanuel Kant (1724-1804) formulait : sapere aude, aie le courage de penser par toi-même.

Ce qui bien entendu implique qu’on pourra s’être trompé et se tromper encore. C’est un des inévitables  risques du jeu faillibiliste du scepticisme et pour lequel il faut faire preuve d’indulgence, à commencer pour soi-même. Tout le monde s’est trompé, se trompe, se trompera, moi le premier. Le seul crime impardonnable serait de ne pas s’amender lorsque les preuves le demandent.

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(1) Au Québec, ces gens se retrouvent notamment au sein des Sceptiques du Québec, qui publient la revue Québec sceptique. Aux Etats-Unis, les sceptiques publient Skeptical Inquirer et Skeptic. En France, Henri Broch a mené de brillants travaux dans la tradition du scepticisme scientifique dans le cadre de ce qu’il appelle la zététique. Tous ces groupes et toutes ces publications disposent de sites internet.

(2) Ces travaux ont été initiés et largement réalisés par Daniel Kahneman et Amos Tversky. Le premier propose une synthèse de leurs découvertes dans : Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée, Flammarion, coll.

(3) Un homme a joué un rôle de tout premier plan dans l’avènement du scepticisme scientifique contemporain : Martin Gardner (1914-2010).

(4) Carl Sagan, «The Burden of Skepticism», Pasadena, Lecture, 1987.

(5) Il est dû à Theodore Schlick Jr. et Lewis Vaughn, qui l’ont proposé dans : How to Think about Weird Things: Critical Thinking for a New Age, Mayfield Publishing Co, 2000. Je l’ai adapté dans mon : Petit cours d’autodéfense intellectuelle, Lux, 2005, dont cette section est extraite.

Written by Normand Baillargeon

Normand Baillargeon

Normand Baillargeon (né en 1958) est professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), essayiste, militant libertaire, chroniqueur et collaborateur de différentes revues alternatives. On peut également le rattacher au mouvement sceptique contemporain.

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Il pleut, il pleut, en Espagne..?

Nous n’étions pas préparés à cela – ou si ? Il pleut littéralement depuis plusieurs semaines en Espagne. Cette semaine, cependant, l’état d’alerte a été déclaré dans plusieurs régions, notamment en Andalousie. Nos agriculteurs nous ont envoyé les photos ci-dessous – et au sein de notre équipe, nous sommes restés sans voix pendant plusieurs minutes. Nous avons déjà fait état de fortes pluies à plusieurs reprises, mais cette année, l’ampleur est particulièrement grande. La bonne nouvelle est : tous les agriculteurs vont bien ! Notre système météorologique a apporté des pluies intenses, des rafales de vent dignes d’un ouragan et des rivières en crue. Nos agriculteurs de la région de Malaga signalent des arbres tombés et des chemins d’accès boueux qui rendent l’accès presque impossible. Malheureusement, certains agriculteurs nous ont déjà informés qu’ils subiront probablement des pertes de récolte, car les fruits ont été endommagés. Le moindre mal est sûrement le retard des livraisons : il ne cesse de pleuvoir et cela signifie que les fruits sont trop humides pour être expédiés ; ils moisiraient dans les colis. N’avons-nous pas déjà trouvé la solution ? Je parle avec Maikel, de Finca Habitat, d’un petit village entre Jaén et Grenade – l’une des zones les plus touchées. Il m’envoie une vidéo, que vous trouverez ci-dessous – elle montre les champs d’oliviers inondés de ses voisins et la rivière déchaînée. Dans la vidéo suivante, il est dans ses propres champs et montre la quantité de pluie tombée. Il la verse sur ses arbres, qu’il protège du dessèchement et fertilise en même temps avec la laine de ses moutons pendant les mois chauds. « Pour moi, la pluie est une joie absolue. C’est merveilleux ! », dit l’agriculteur. Dans ses champs – pas une seule flaque. « C’est un signe que nous faisons tout correctement, Magdalena. », explique-t-il. Maikel a décidé il y a plus de dix ans de cultiver de manière régénérative. Dans l’une des régions les plus sèches d’Espagne, il parvient, grâce à ses pratiques, à ne pas avoir besoin d’irriguer ses oliviers. Comment est-ce possible ? Grâce à une couverture du sol qui agit comme une éponge et absorbe toute l’eau, la laissant s’infiltrer dans les couches plus profondes du sol. Pas une goutte d’eau n’est perdue, car le réseau racinaire a une capacité si élevée à absorber l’eau qu’elle ne s’écoule ni ne stagne. Et si nous parvenions à rendre les exploitations si résilientes qu’elles sortent encouragées des événements météorologiques extrêmes ? Aurions-nous trouvé la solution avec l’agriculture régénérative ? Je me pose ces questions en voyant les images et les vidéos qui offrent une perspective si différente de la situation. Les prévisions météorologiques annoncent encore de la pluie pour les prochains jours et nous réévaluons la situation chaque jour avec les agriculteurs – la sécurité prime et nous devrons probablement patienter encore un peu avant que le soleil ne réapparaisse.

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Quinoa bio de Hesse

Le quinoa du voisinage : en visite chez Mudda Natur Vous pouvez regarder notre vidéo en direct complète ici. Une collègue de Johannes, qui souffre d’une intolérance au gluten, s’est longtemps plainte des émissions de CO2 liées à l’importation de quinoa d’Amérique du Sud. C’est à ce moment-là que Johannes a décidé de faire des recherches sur le quinoa et, surtout, de voir si cette pseudo-céréale pouvait être cultivée en Allemagne. Avec le co-fondateur Simon, il est vite apparu que c’était le cas après leur master. Nous sommes tombés sur le dernier jour de récolte de la saison. Le quinoa doit être retiré rapidement du champ, en particulier lors des journées chaudes et sèches. L’humidité est ici le pire ennemi, car elle pourrait immédiatement endommager la récolte délicate – un véritable défi, en cet été humide. La particularité de la méthode de Johannes est que le quinoa est séché directement après la récolte, sans être lavé. Cela permet non seulement d’économiser d’énormes quantités d’eau, mais nécessite également très peu d’énergie. Ce processus évite la formation de moisissures et prépare parfaitement les grains pour la suite du traitement, sans nuire inutilement à l’environnement. L’agriculteur nous explique que la demande de quinoa en Europe, et en particulier en Allemagne, a commencé il y a plus de 10 ans et que cela a entraîné de grandes difficultés économiques pour les agriculteurs des régions andines. De vastes zones de culture ont été créées pour répondre à la demande croissante de l’étranger, et les structures économiques locales ont été tellement bouleversées que le quinoa n’est presque plus abordable en tant qu’aliment de base. Johannes et Simon ont décidé d’élargir leur gamme de produits, qui comprend désormais des produits innovants tels que la bolognaise végétalienne ou le muesli croustillant au quinoa, autant de preuves de la polyvalence du grain local. Cliquez ici pour en savoir plus sur Mudda Natur.

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Fromage de chèvre de l’Eifel volcanique

La qualité de nos propres mains Nous avons rencontré l’agricultrice Manuela Holtmann de la ferme Vulkanhof à Gillenfeld, dans la région volcanique de l’Eifel. Une fois par an, le premier dimanche de septembre, Manuela ouvre les portes de sa ferme à tous les CrowdFarmers qui ont adopté une chèvre chez elle. Les chèvres sont traites deux fois par jour pour que le lait cru soit transformé en fromage directement sur place. Le lait n’étant pas pasteurisé, la production est soumise à des contrôles très stricts, afin de préserver l’activité bactérienne naturelle du lait cru. Dans les années 1990, l’agricultrice a décidé de créer sa propre fromagerie sur l’exploitation afin de pouvoir contrôler chaque étape de la fabrication du fromage – c’est la seule façon de garantir une qualité particulièrement élevée. Comprendre la nature de la chèvre Manuela souligne qu’elle a choisi d’élever des chèvres, contrairement à l’élevage habituel qui, dans les années 90, s’orientait principalement vers l’élevage de vaches. « Les chèvres étaient les vaches des paysans pauvres », nous explique-t-elle. L’aspect particulièrement passionnant ici est que, contrairement aux moutons, les chèvres étaient à l’origine originaires de régions montagneuses et n’étaient pas faites pour pâturer de manière classique dans des prairies verdoyantes et verdoyantes. Leur système digestif fragile n’est pas conçu pour recevoir de grandes quantités de fourrage vert frais. Pour respecter leur biologie, Manuela a développé un concept spécial : Les animaux vivent dans une étable spacieuse et aérée, avec un vaste enclos directement adjacent. Les chèvres profitent ainsi de beaucoup d’exercice et d’air frais, tandis que leur alimentation reste parfaitement contrôlée et adaptée à leurs besoins. Notre visite a coïncidé avec la période d’accouplement à la fin de l’été. Ici, Manuela mise entièrement sur le saut naturel : le bouc fait la cour à la chèvre, la femelle décidant finalement elle-même de l’accouplement. C’est un bel exemple de respect des animaux de la ferme. La situation de la ferme dans une zone volcanique en sommeil constitue à cet égard un véritable avantage géographique. Les sols riches en minéraux de l’Eifel offrent une base idéale pour un fourrage particulièrement riche en nutriments. La nouvelle cave voûtée montre également que l’exploitation ne cesse de réfléchir : encore en construction, elle offrira bientôt le climat parfait dans lequel les meules de fromage pourront mûrir jusqu’à la perfection. Une expérience culinaire Aucune visite à la Vulkanhof ne serait complète sans une dégustation. Dans la boutique de la ferme, nous avons goûté à l’assortiment de Manuela – chaque bouchée témoignant du soin et du dévouement avec lesquels elle gère son exploitation agricole. Vous souhaitez découvrir la ferme par vous-même ? Manuela propose via notre plateforme WeFarmYou propose régulièrement des visites. C’est une merveilleuse occasion de découvrir l’agriculture de près et d’établir un lien direct avec les producteurs de nos aliments.

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