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la Ruche qui dit Oui !

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Publié Mars 2026

Un design, une saison

Nous avons passé des années à travailler pour transformer le système agroalimentaire, en reliant la société aux personnes et aux lieux qui se cachent derrière leur alimentation. Nous avons entrepris de réparer un système défaillant qui laissait tomber les agriculteurs, nuisait à l’environnement et compromettait la qualité de notre nourriture. Aujourd’hui, nous appliquons ce même état d’esprit à quelque chose que nous utilisons aussi tous les jours, mais que nous associons rarement aux cycles de la nature : tes vêtements.

Découvre notre première pièce « Cultivated Clothes » avec l’édition limitée du printemps — la saison du renouveau.



Ce projet est né d’une demande récurrente de notre communauté. Beaucoup d’entre vous nous ont demandé un moyen de porter les valeurs de CrowdFarming au-delà de l’écran et de la cuisine. Vous vouliez un outil pour « mouiller le maillot » — littéralement — et partager ce message de respect pour la terre dans votre environnement quotidien. Ce vêtement est une façon d’amener la communauté dans le monde physique et d’entamer de vraies conversations sur l’origine des choses dans les rues de vos villes.

Une proposition simple : un design, une saison

Alors que l’industrie de la mode court frénétiquement vers la prochaine tendance éphémère, nous avons décidé de lever le pied. Notre production doit être le reflet du monde naturel ; elle doit naître, se vivre et s’épuiser au rythme dicté par la nature elle-même – notre principal fournisseur de ressources.

Nous présentons l’Édition de Printemps : la saison des nouveaux commencements, où les racines s’étirent et le sol s’éveille. Cette édition ne sera disponible que tant que les dernières oranges cohabiteront sur les branches avec les fleurs de la prochaine récolte. C’est la fenêtre durant laquelle nous récoltons les premières myrtilles dans le sud de l’Espagne alors qu’en Allemagne, les arbustes s’éveillent à peine ; quand les amandes sont encore vertes et tendres, et que les oliviers se couvrent de ces petites fleurs blanches qui annoncent la future olive.

Cette édition limitée sera disponible selon le calendrier astronomique : de l’équinoxe de printemps, le 20 mars, au solstice d’été, le 21 juin. C’est le temps dont la terre a besoin pour achever sa transition la plus critique : de l’ouverture des bourgeons jusqu’à ce que le fruit « noue » et devienne assez fort pour résister à la rigueur de l’été.

Une réponse à l’idée que tout doit être disponible 365 jours par an en quarante couleurs différentes. Nous appliquons à votre garde-robe les mêmes principes que nous exigeons pour notre alimentation : un respect absolu du rythme de la nature.

FAQ

Pourquoi une édition limitée ?

Dans la mode conventionnelle, l’excès de stock finit par perdre sa pertinence (et sa valeur) avec le changement de saison. Produire des milliers de vêtements pour qu’ils attendent des mois dans un entrepôt est précisément la logique industrielle que nous remettons en question. Tout comme nous le faisons pour nos récoltes — où nous ne cueillons le fruit que lorsqu’il a déjà un foyer assigné pour éviter qu’il ne flétrisse dans une chambre froide — nous avons opté pour un premier tirage prudent pour ce vêtement. Si la communauté répond et que le modèle s’avère durable, nous augmenterons le nombre d’unités lors des prochaines saisons. Notre objectif n’est pas l’exclusivité, mais la croissance responsable : ne produire que ce que le monde réel est prêt à porter, en évitant qu’un vêtement ne devienne un déchet avant même d’avoir été porté.

Où est-il produit et de quels matériaux est-il fait ?

Nous appliquons à votre garde-robe les mêmes principes que pour notre alimentation : des circuits courts, un respect absolu du rythme des saisons et de la santé de l’écosystème.

  • Confectionné au Portugal.
  • 100% coton biologique certifié GOTS.
  • Imprimé avec des encres certifiées OEKO-TEX®.

Quelle est ma taille ?

Nous savons que le shopping en ligne peut créer de la méfiance, et qu’il n’y a rien de plus décevant qu’un vêtement qui ne répond pas à vos attentes. Nous voulons que votre experience soit aussi soit irréprochable que notre coton – vous pouvez télécharger notre guide des tailles ici.

 

Lucas porte une taille L et mesure 1,89 m.

Politique de (NON) retour

Si le vêtement ne te va pas comme prévu ou ne répond pas à tes besoins, nous te demandons de lui trouver un nouveau foyer. Offre-le à quelqu’un de ton entourage qui partage ces valeurs. Ce faisant, nous évitons ensemble les émissions liées aux transports inutiles et tu nous aides à diffuser le message.

How did we decide the price?

Nous avons fixé un prix unique pour toute l’Europe. Nos frais d’expédition et nos taxes ne sont pas les mêmes partout, mais nous avons opté pour un tarif forfaitaire afin de ne pas pénaliser les personnes vivant dans des zones plus reculées. Voici le détail des 35 € pour ton édition du printemps :

46 % de coût fixe du produit : Le montant minimum pour que le vêtement existe. Il couvre le coton biologique, la fabrication éthique au Portugal, les matériaux (papier de riz, graines, cartes), l’expédition vers notre centre logistique à Museros (Valence) et la préparation manuelle du colis.

15 % à 53 % de frais d’expédition : C’est la fourchette la plus large. Si l’expédition vers les pays à gros volume nous coûte 5 €, les destinations complexes peuvent coûter près de 20 €. Nous avons fixé un prix moyen pour que ta localisation ne pénalise pas ton soutien au projet.

20 % à 25 % de taxes et frais bancaires : La TVA varie selon les pays, à laquelle s’ajoutent les frais de plateforme de paiement qui garantissent la sécurité des transactions.

10 % de marge moyenne CrowdFarming : Il ne s’agit pas d’un bénéfice net ; c’est ce qu’il reste après déduction de tous les coûts directs. Nous avons choisi une marge réduite car notre objectif est que ce T-shirt aide à sensibiliser aux produits de saison et à l’agriculture régénératrice.

Écrit par Julia Navarro

Julia Navarro

Moi, c’est Julia. Je suis illustratrice et designer chez CrowdFarming. Je suis convaincue que les plus petits détails racontent les plus grandes histoires, et j’adore utiliser des métaphores visuelles pour rendre les idées complexes intuitives et humaines. Ma mission est de créer un pont entre la terre et le consommateur, à travers un design aussi puissant qu'authentique.

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La question de la viande

Le chemin vers un système agricole véritablement régénératif se déroule souvent de manière inattendue. Pour beaucoup de nos agriculteurs biologiques, ce parcours a commencé avec l’adoption de cultures de couverture – des plantes cultivées non pas principalement pour être récoltées, mais pour protéger et enrichir le sol. Cependant, la gestion de ces cultures de couverture, en particulier dans des paysages complexes tels que les vergers d’avocatiers en terrasses du sud de l’Espagne ou les terrains vallonnés de vignobles où l’accès des machines est limité, a présenté un nouveau défi. C’est en cherchant des solutions que ces agriculteurs ont redécouvert un allié ancien : le bétail.Les agriculteurs ont découvert que les animaux étaient remarquablement aptes à gérer ces « herbes » et cultures de couverture. Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. L’intégration du bétail a entraîné une cascade d’effets écologiques positifs. Leurs déjections fournissent une source naturelle d’engrais, riche en nutriments et en matière organique, améliorant progressivement la santé du sol. Le léger piétinement de leurs sabots peut aider à briser les couches superficielles compactées et à presser les graines dans le sol, facilitant la germination et la diversité végétale. En broutant, ils écrasent la matière végétale, créant un paillage naturel qui protège le sol de l’érosion et aide à retenir l’humidité. De plus, les animaux peuvent transporter des graines dans leur pelage et leur système digestif, contribuant à la dispersion des espèces végétales et renforçant la biodiversité – un processus appelé zoochorie. En essence, le bétail est devenu un partenaire actif dans la régénération de la terre, contribuant non seulement à la santé du sol, mais aussi en soutenant une plus grande biodiversité, y compris des pollinisateurs essentiels se nourrissant de pâturages diversifiés ainsi qu’une augmentation des populations de microbes et de vers bénéfique au cycle de la matière organique.Cette redécouverte a toutefois mis en lumière un autre problème urgent : la rareté des bergers et des professionnels qualifiés dans la gestion du bétail. Pendant des générations, les bergers étaient les gardiens de la terre, guidant leurs troupeaux de manière à bénéficier à la fois aux animaux et aux écosystèmes. Pourtant, une conjonction de facteurs – notamment l’essor de systèmes d’élevage intensifs, la faiblesse des rendements économiques issus des productions traditionnelles ovines et caprines, les conditions de vie exigeantes, les politiques de gestion du territoire en mutation et le vieillissement des populations rurales – a entraîné une forte diminution de leur nombre.Cela représentait un dilemme. Comment pouvions-nous, chez CrowdFarming, encourager l’intégration essentielle du bétail dans les systèmes régénératifs si les personnes mêmes capables de les gérer disparaissaient ? Ou, si les responsables agricoles prenaient eux-mêmes en charge la gestion des troupeaux, comment pouvions-nous ignorer une voie potentielle pour soutenir leurs moyens de subsistance, surtout lorsqu’elle s’aligne si harmonieusement avec notre modèle de connexion directe ?Ces expériences et observations ont convergé vers une nouvelle étape pour CrowdFarming. Animés par notre engagement à soutenir les agriculteurs à l’avant-garde des pratiques biologiques et régénératives, nous introduisons des produits carnés provenant d’élevages responsables comme une évolution de notre modèle actuel. En créant un canal de vente direct et stable, nous cherchons à renforcer la viabilité économique de ces agriculteurs, soutenant leur transition vers – ou leur capacité à poursuivre – ces systèmes agricoles biologiques et régénératifs.Et nous franchissons cette étape après mûre réflexion et débat. Un débat à la fois interne et externe, avec des personnes nous soutenant dans cette décision et d’autres qui auraient préféré que nous ne la prenions pas. Je souhaite exprimer une gratitude particulière au groupe de personnes véganes travaillant chez CrowdFarming pour avoir participé à des discussions aussi constructives et avoir présenté un point de vue solidement argumenté.C’est une décision mûrie que nous prenons résolument, convaincus qu’une consommation modérée de viande provenant d’agriculteurs partageant nos valeurs peut nous aider à construire une chaîne d’approvisionnement alimentaire plus durable.Qui fait partie de l’initiativePour ceux qui ne sont pas familiers avec la terminologie, il est important de clarifier ces termes :Agriculture biologique : au sein de l’Union européenne, des réglementations strictes encadrent l’agriculture biologique. Elles exigent que les animaux soient élevés principalement en extérieur avec un espace suffisant, qu’ils reçoivent une alimentation issue de sources biologiques et que l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) soit interdite. Par ailleurs, des limitations strictes s’appliquent à l’usage d’antibiotiques et d’autres traitements vétérinaires. Ces principes biologiques, combinés à nos exigences en matière de pâturage, excluent intrinsèquement les pratiques intensives telles que l’élevage en intérieur permanent ou l’engraissement en feedlot.Nourri au pâturage : une part importante des terres agricoles biologiques de l’UE, environ 44 %, est constituée de pâturages permanents. Si ces pâturages sont gérés de manière régénérative, l’opportunité de générer un impact positif sur l’environnement est considérable. Pour les animaux herbivores (ex : bovins, ovins) inclus dans cette initiative, leur alimentation sera composée à 100 % d’herbe et de fourrage issus de ces pâturages. Pour les animaux omnivores (ex : porcs), un minimum de 70 % de leur alimentation proviendra du pâturage, le reste étant constitué d’aliments complémentaires certifiés biologiques. Il est essentiel de noter que la définition du pâturage et du fourrage dans le cadre de ces standards exclut les ingrédients couramment utilisés dans les pratiques intensives, tels que les céréales (maïs, blé, orge), le tourteau de soja, les légumineuses à grains (pois, fèves) ainsi que certains sous-produits industriels.Transparence : principe incontournable au cœur du modèle CrowdFarming. L’authenticité des pratiques agricoles pour cette nouvelle offre de viande sera garantie à travers plusieurs couches de vérification robustes :– Un protocole interne, supervisé par nos équipes agronomiques, pour garantir le respect des niveaux minimums de pâturage.– Le cadre de Monitoring, Reporting et Vérification (MRV) au cœur de l’Indice de Régénération de CrowdFarming.Clarifier les enjeux : méthane, CO₂ et N₂O Les conversations sur l’élevage impliquent inévitablement les gaz à effet de serre, et les premiers arguments incluent souvent les rots des vaches (contre) ou le potentiel des pâturages à séquestrer du carbone (pour). Les choses ne sont ni noires ni blanches, et il est essentiel d’en parler de manière ouverte et précise.Méthane : les ruminants produisent du méthane par digestion. Contrairement au dioxyde de carbone (CO₂), qui persiste et s’accumule dans l’atmosphère pendant des siècles, le méthane est un gaz puissant mais « de courte durée », se décomposant en environ 10–12 ans : ce qui signifie qu’il n’a pas le même effet de réchauffement que le CO₂. Bien que les niveaux mondiaux de méthane doivent être significativement réduits dans tous les secteurs (y compris les combustibles fossiles et les décharges), la science climatique indique qu’il n’est pas nécessaire d’éliminer entièrement le méthane agricole pour stabiliser les températures. Les stratégies compatibles avec les systèmes pâturés, telles que l’amélioration de la santé des animaux, la sélection génétique pour des émissions plus faibles, et l’optimisation potentielle de la diversité du fourrage, offrent des voies de réduction durable.Séquestration du carbone : les prairies bien gérées et les systèmes intégrant des arbres (agroforesterie) ont le potentiel de capter du CO₂ de l’atmosphère et de le stocker sous forme de carbone dans les sols et la biomasse. Bien que la quantité exacte et la permanence à long terme de cette séquestration soient complexes et varient considérablement selon le type de sol, le climat et l’histoire de gestion, se concentrer sur ces pratiques contribue positivement à la santé des sols et à la résilience des écosystèmes, indépendamment du seul bénéfice carbone. CrowdFarming met l’accent sur la vérification de pratiques connues pour renforcer la santé des sols, plutôt que de faire des revendications spécifiques sur la négativité carbone au niveau de chaque ferme, ce qui reste difficile à démontrer de manière définitive d’une année à l’autre.Protoxyde d’azote (N₂O) :Offrir une meilleure alternative Cette initiative va bien au-delà de l’introduction d’une nouvelle catégorie de produits. Son objectif principal est d’apporter un soutien économique tangible aux agriculteurs qui sont à la pointe des systèmes d’élevage écologiques et régénératifs. En établissant ce canal direct, nous visons à leur apporter une source de revenus plus prévisible, renforçant ainsi leur stabilité financière et leur capacité à maintenir et développer des pratiques ayant des bénéfices substantiels pour nos écosystèmes.Nous comprenons et respectons que certaines personnes choisissent un mode de vie végétarien ou végan pour des raisons environnementales ou éthiques, et plusieurs d’entre nous suivent cette voie chez CrowdFarming. En effet, de grandes institutions scientifiques, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), soulignent que des régimes alimentaires équilibrés incluant une réduction de la consommation d’aliments d’origine animale – en particulier ceux issus de systèmes à fortes émissions – peuvent contribuer significativement à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à réduire les pressions environnementales.Cependant, de nombreuses personnes consomment encore des produits animaux et recherchent des viandes de haute qualité alignées avec leurs valeurs en matière de bien-être animal et de responsabilité environnementale. Cette quête de qualité est soutenue par des recherches indiquant des différences nutritionnelles dans les viandes et produits laitiers. Des études ont montré que les produits issus d’animaux nourris majoritairement au pâturage, par rapport à ceux nourris avec des rations concentrées, tendent à présenter des niveaux plus élevés d’acides gras oméga-3 bénéfiques, un meilleur rapport oméga-6/oméga-3, des niveaux plus élevés d’acide linoléique conjugué (CLA) et des concentrations plus élevées de certaines vitamines comme E et certaines vitamines du groupe B. Pour ces consommateurs, trouver et vérifier des produits issus d’agriculteurs adoptant des méthodes biologiques, basées sur le pâturage et véritablement régénératives reste souvent un véritable défi.Nous considérons cette initiative comme une opportunité significative de sensibiliser les consommateurs aux impacts positifs de l’intégration bien gérée du bétail dans l’agriculture biologique régénérative. Elle permet également de mettre en lumière la distinction entre ces modèles agricoles et d’autres systèmes pouvant avoir des conséquences plus néfastes sur l’environnement et le bien-être animal. Nous sommes convaincus qu’en favorisant une meilleure compréhension et en offrant un accès direct à ces produits issus de pratiques attentives, nous pouvons encourager davantage d’agriculteurs à adopter ces philosophies bénéfiques de gestion des terres. Cela permet également aux consommateurs de prendre des décisions éclairées sur l’origine et les méthodes de production de leurs aliments.Cette expansion est une évolution soigneusement réfléchie pour CrowdFarming, renforçant notre engagement indéfectible à construire une chaîne agroalimentaire plus juste, durable et résiliente. En offrant un accès direct à des viandes provenant de fermes respectant ces normes rigoureuses – biologiques, basées sur le pâturage et vérifiées comme régénératives – nous donnons aux consommateurs les moyens de soutenir directement les agriculteurs investissant dans le bien-être animal et la santé des écosystèmes. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’ouvrir ce nouveau chapitre avec notre communauté de consommateurs et d’agriculteurs.

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